Éditorial

Des mots qui construisent,

Des paroles qui réconfortent.

 

Vous verrez dans les pages suivantes que les équipes de Taller de Los Nino se sont mises en devoir de donner la parole aux plus jeunes, dans le vrai sens du terme. Pendant la période de confinement imposée par la pandémie de Covid, Romina, Ines, Mateo Ian, Dayanna, tous âgés de trois mois à trois ans se sont retrouvés à la maison sans espoir de sortie et de contact autre qu’avec la famille proche… Cette situation inédite et subie a généré des retards d’apprentissage, notamment dans l’échange verbal et non verbal puisque ces enfants étaient parfois livrés à eux-mêmes ou aux « bons soins » d’un écran censé les distraire et les faire tenir tranquilles. Certains parents trop occupés ont confié l’enfant à un grand-parent chargé qui veille sur lui sans pour autant lui parler directement ou jouer avec lui… d’autres sont allés au-devant des désirs de leur enfant sans qu’il ait eu besoin de les exprimer clairement, pensant en toute bonne foi que le langage viendrait de lui-même un peu plus tard…

 

Devant cette situation préoccupante qui a des conséquences importantes sur le développement futur de l’enfant, et ses difficultés à venir dans l’acquisition de la lecture, les équipes de Taller de los Niños ont mis en place des interventions ciblées auprès des familles en difficulté, fondées sur la stimulation de l’enfant et la participation active de son entourage.

 

Ces sessions donnent des résultats probants : Valeria (3 ans) prononçait un nombre de mots insuffisants et ne faisait aucune phrase. Voici les conclusions de l’évaluation au bout de quatre interventions et de son inscription à l’école de Taller de los Niños : Elle assiste aux sessions avec sa maman qui maintenant est disponible pour pouvoir jouer et réaliser des activités de langage et des jeux avec son enfant. Elle a commencé à prononcer des phrases courtes. Des indications et de l´aide sont données pour que la maman puisse prononcer et que l´enfant reconnaisse des phonèmes. Une évaluation complète du langage est réalisée par la thérapeute du langage de notre garderie. Les parents observent le plaisir que l´enfant a, lorsqu´il est à la garderie et décident de l´inscrire. Depuis son inscription á l´école en mai, l´enfant chante toutes les chansons qui sont enseignées avec un énorme plaisir et prononce correctement les mots. Mais si ses parents l´obligent á parler, elle se bloque. Les parents reçoivent l´indicationde ne pas reprendre leur enfant ni de la forcer, que les progrès sont énormes et qu´ils doivent se tranquilliser.

Quant à Santiago (15mois), au bout de trois interventions, sa maman a commencé à dessiner et à coller des images dans son cahier de langage et à parler et à chanter avec lui. Elle tente surtout de ne pas répondre aux gestes et aux indications que l’enfant donne sans parler et verbalise les demandes de celui-ci afin qu’il apprenne à les exprimer par des mots. Voilà deux enfants en bonne voie d’acquisition du langage. Preuve, s’il en était besoin de l’importance des mots et des échanges avec autrui.

 

En Inde, les balwadi des campagnes scolarisent les enfants dès leur plus jeune âge et le bibliobus circule dans les villages reculés afin de donner à tous la possibilité d’accéder à la lecture. PSF participe également au financement de l’agrandissement d’une école maternelle à Madagascar.  À Morondava, Adeline développe tout un programme de stimulations diverses auprès des enfants handicapés qui fréquentent son centre pour qu’ils acquièrent une forme d’autonomie.

Par-delà le concert des sanglots et des pleurs

Et des cris de colère des hommes qui ont peur

Par-delà le vacarme des rues et des chantiers

Des sirènes d’alarme, des jurons de charretier

Plus fort que les enfants qui racontent les guerres

Et plus fort que les grands qui nous les ont fait faire

Il nous faut écouter l’oiseau au fond des bois

Le murmure de l’été le sang qui monte en soi

Les berceuses des mères, les prières des enfants

Et le bruit de la terre qui s’endort doucement

Les berceuses des mères, les prières des enfants

Et le bruit de la terre qui s’endort doucement

(Jacques Brel, 1953)

 

Le 14 octobre, lors d’un concert donné pour PSF, les paroles de Jacques Brel chantées par la chorale de Soyons nous ont fait un bien fou, bercés que nous étions par la magie des mélodies et la quiétude de ce moment de partage. Douceur de se retrouver, de se laisser porter par la musique et entraîner par la force subversive de la poésie. Nous en sommes sortis tout ragaillardis. Le « Grand Jacques », sans être pontifiant, sait encore nous secouer et nous pousser en avant, sans nous laisser gagner par le découragement. Puissent les marchés de Noël à venir nous permettre d’échanger des paroles bienfaisantes.

 

PARTAGE SANS FRONTIÈRES

PÉROU

 

Christiane nous a adressé un rapport sur le 1er semestre 2022 : « les activités avec les enfants du programme de langage et lecture se sont affinées, afin de répondre non seulement au besoin de prévention, mais aussi pour pouvoir aider et accompagner les familles ayant des enfants plus grands. Ce besoin a été particulièrement visible lorsque les enfants de notre école enfantine ont pu enfin – après deux ans de suspension des activités scolaires présentielles – revenir dans les classes et recommencer à socialiser et échanger avec nos institutrices. Dès le mois de mars, nous avons été choqués par le niveau du langage des enfants de trois ans. Nous pensions en effet que grâce à la présence des adultes durant un nombre d’heures supérieur dans les foyers, les enfants auraient dû bénéficier des échanges et des contacts. Bien au contraire : il semblerait en effet que la présence continue ait provoqué que les parents se soient « habitués » au langage de bébé de leur enfant, et n’aient rien fait d’autre que prêter leur téléphone portable pour que l’enfant regarde des dessins animés, ou regarde la télé, et aient cessé de se soucier de l’importance du développement du langage de l’enfant. Lors des rencontres avec ces mêmes parents, les mamans mêmes nous ont confirmé qu’en général elles reconnaissent les balbutiements ou les gestes de leur enfant lorsqu’il réclame quelque chose, et qu’elles y répondent immédiatement, sans prononcer aucun mot ni « forcer » l’enfant à le dire verbalement. Par ailleurs, un nombre relativement grand de parents estime que le langage apparaîtra ainsi… un peu comme on apprend à marcher… sans que personne n’ait à intervenir. La continuité du programme de langage et lecture a donc été, plus que jamais non seulement nécessaire, mais surtout, indispensable.

Il s’agit de promouvoir une action de prévention en parlant de l’importance de la lecture depuis le plus bas âge, afin de diminuer les retards présentés à cause d’une communication insuffisante dans les foyers. Fournir des informations quantitatives et qualitatives sur la fréquentation des groupes. Fournir un soutien dans le développement du langage durant les premières années de la vie des enfants, compte tenu de la prédisposition naturelle à apprendre. Mettre en place des activités favorisant la stimulation, d’un point de vue pédagogique, pour favoriser l’acquisition du langage avec le travail conjoint des familles et de l’équipe. Effectuer un suivi par une attention en face à face ou virtuelle aux cas détectés. Dans celles-ci, des activités, des informations et des conseils personnalisés seront proposés selon chaque famille pour renforcer, enrichir et stimuler la langue à la maison. »

Ce sont 1937 interventions, 128 suivis spécifiques de stimulation et d’accompagnement qui ont été réalisés au cours du 1er semestre 2022 sous la responsabilité d’une spécialiste du langage et qui ont permis ainsi aux enfants de progresser dans la verbalisation.

 

BOLIVIE

 

Luz de esperanza :

El Alto : « Nous avons vécu une situation qui nous inquiète beaucoup, le 24 décembre 2021 une partie de nos terres a été empiétée et le système judiciaire est très lent, bureaucratique et terriblement corrompu.

Après 22 ans d’existence de notre mission, d’accueil et d’accompagnement d’enfants, d’adolescents, de jeunes et de femmes avec enfants en situation de précarité sociale, nous sommes subjugués et attaqués. C’est une honte de voir que, ayant tous nos papiers en règle, les autorités, les procureurs, les juges et la mairie ne font rien.

Nous sommes au tribunal depuis sept mois maintenant, nous continuons à accueillir des jeunes, ils continuent à étudier et à se former dans des ateliers de boulangerie, de pâtisserie et certains apprennent à souder.

Un groupe de jeunes adultes réhabilités a célébré la journée des Enfants en partageant une journée de grande joie. »

 

 

MADAGASCAR

Ambatofotsy:

Des nouvelles du centre social : « J’espère que vous allez en bonne santé. Ici, nous les enfants et les sœurs sommes bien, malgré l’hiver qui est très froid.

Le temps passe vite et l’heure s’envole, car il y a beaucoup de choses à faire, pour dire que, pour les élèves, le 3e trimestre va bientôt terminer.

Dimanche dernier, nous avons pu célébrer la fête de notre collège Saint-Michel, mais une journée seulement à cause du Covid qui n’est pas encore parti. Cette fête est belle, pleine d’ambiance, les élèves et les parents sont contents. De même, pour le centre social, c’était un dimanche seulement : à ce moment, les chrétiens ont fait la quête pour aider le Centre social et par cette quête, nous avons eu autre argent pour compléter l’argent pour l’achat de paddy.

Concernant la vie des gens, actuellement, ils ne sont plus dans la période de soudure, car presque tous ont déjà moissonné leurs riz. Malgré le retard de la pluie, en général, les cultures du riz sont belles ; elles donnent beaucoup de rendement. Ceux qui ont cultivé le riz sont contents, car ils ont récolté beaucoup cette année. Par conséquent, le prix d’un « kapoaka » du riz blanc diminue un peu par rapport au mois de janvier et février. Par contre, le prix d’un kilo de paddy est encore augmenté : l’année dernière, nous l’avons acheté à 1380 Ar/kg et cette année, un kilo coûte 1600 Ar/kg, mais il est de belle qualité.

Quelques familles du centre social ont des rizières et ils ont cultivé du riz. Celles-là n’ont pas besoin d’acheter du riz blanc chaque jour, ils ont un peu de réserve de paddy. Par contre, le prix des PPN augmente sans cesse, notamment, le prix des légumes. L’année dernière, 1 kg de haricots verts coûtait 1000 Ar et au moment où j’écris, 1 kg coûte 3000 Ar. En 2021, 1 kg de carottes coûtait entre 500 Ar à 700 Ar, mais en ce moment, 1 kg vaut 1500 Ar…

En ce qui concerne les élèves, actuellement, ils sont en train de préparer, surtout, moralement les examens finals et officiels. Ceux qui sont en classe intermédiaire des écoles publiques et privées vont passer l’examen final du 13 au 16 juin. Après ces examens, ils ne fréquentent plus leurs établissements. Donc, la cantine va terminer vendredi 17 juin, en même temps, nous faisons le grand nettoyage.

Pour les enfants du Centre social, qui vont passer les examens officiels, ils sont au nombre de 14 : 4 vont passer le CEPE ; 5 le BEPC et 5 le Baccalauréat.

Chaque année, nous nettoyons le stockage avant l’arrivée du paddy. Cette année, quatre jours avant, il est déjà propre, bien rangé et prêt à accueillir le paddy…

Le riz est arrivé lundi 11 juillet 2022, vers 15 h 30, dans un grand camion jaune qui est stationné derrière notre portail.

Les dockers les transportent. D’abord, ils ont laissé dans la cour, devant le stockage du centre social, car, avant de les mettre à sa place, on vérifie ensemble le poids.

Chaque sac passe sur la balance et chacun fait le regard attentif pour trouver tout de suite le poids exact. Malgré cela, il y a toujours de petites discussions, car l’un dit 88 kg, et pour l’autre c’est 87… Chacun a sa manière de regarder, mais enfin, on trouve ensemble le poids exact.

Au total, nous avons 7965 kg de paddy par l’argent que vous nous avez donné. Le jour même, le paddy est bien rangé dans le stockage. Cette année, nous l’avons acheté plus cher que l’année dernière : 1600 Ar le kg parce que nous avons choisi la belle qualité, c’est-à-dire,  sans sable, sans cailloux…. »

 

Ambositra:

Formation chez les FTMTK : « Nous venons de réaliser la première session avec 48 jeunes venant des Cinq Zones, du 13 au 18 juin derniers. Grâce à l’accompagnement des animateurs par zone, avec une collaboration d’un technicien spécialiste qui leur a donné le thème de formation sur « Esprit d’entrepreneuriat », nous avons pu aider les jeunes à améliorer la situation socio-économique de chaque participant. Dans le but d’être leader dans la société, pour avoir plus d’expériences à apporter aux autres jeunes comme eux. Nous avons consacré une journée complète aussi durant ce temps pour parler ensemble « L’éducation civique ». Cette conscientisation de formation aux jeunes les aide à être responsables dans la famille et dans la société, dans l’Église. Nous donnerons comme prévu les formations selon les besoins de chaque jeune leader tous les trois mois. En même temps évaluation des résultats et impact des formations données par zone. »

 

Morondava:

« Grâce à vos dons, nous avons pu réaliser la construction de la clôture du local que nous utilisons pour l’élevage. Nous avons pu vivre en paix, le voleur ne peut pas rentrer chez nous. La ferme est maintenant bien sécurisée, ainsi que les personnes qui y travaillent et les animaux qui y vivent. Nous vous en sommes infiniment reconnaissants. Nous sommes courageux pour continuer les travaux auprès de nos enfants.

Aussi, nous voudrions partager avec vous des nouvelles de notre vie quotidienne au centre avec nos pensionnaires. En cette nouvelle année académique 2021-2022, nous sommes heureux de porter à votre connaissance que nous accompagnons 29 personnes en situation de handicap mental, filles et garçons, âgés de 5 à 29 ans.

Certes, les pensionnaires dont nous avons la charge dans notre institution sont tous en situation de handicap mental, mais ils présentent toutes des formes aussi diverses que variées. Ainsi, nous avons des pensionnaires présentant des troubles mentaux légers, moyens et sévères, tels que la trisomie 21 et autres. Cependant, malgré leurs handicaps, nous sommes toujours impressionnés par leur volonté et leur détermination d’apprendre et d’aller toujours de l’avant.

C’est pourquoi ils viennent régulièrement dans notre institut spécialisé afin d’approfondir leurs connaissances et de parfaire leur savoir-faire. Aussi, pour répondre aux différents besoins de chacun des enfants dont nous avons la charge, nous organisons diverses activités adaptées à leurs capacités propres.

Au plan éducatif, nous accompagnons les enfants âgés de 4 à 12 ans par des exercices de lecture d’images, d’écriture des mots, de petit calcul, de coloriage d’images, et d’exercices de langage. À côté de cela, nous avons aussi bien d’autres jeux éducatifs tels que : le sport adapté, la danse et des jeux de rôles. Nous pouvons dire que les différentes méthodes d’apprentissages ainsi que les jeux à caractère éducatif contribuent grandement à l’épanouissement des enfants et à leur intégration dans les différents groupes.

En plus de l’enseignement spécialisé et des jeux éducatifs, nous apprenons également aux enfants à pratiquer des exercices d’autonomie afin de les rendre plus autonomes et indépendants. Cela consiste par exemple à leur apprendre à se vêtir et à se dévêtir ainsi qu’à se chausser et se déchausser seuls. Convaincue que l’accompagnement des enfants handicapés mentaux est à la fois une vocation sociale, mais aussi humaine, l’équipe d’éducateurs a bien senti la nécessité d’être plus proche des enfants afin de mieux les aider.

En ce qui concerne les jeunes et adultes dont l’âge varie entre 13 et 29 ans, des activités spécifiques leur sont aussi dédiées. Il s’agit essentiellement d’activités professionnelles, qui à terme, devraient faciliter leur insertion dans le tissu social. Car, notons que les personnes en situation de handicap font face à des difficultés d’emploi à cause du fait qu’elles sont limitées au niveau intellectuel, psychologique et moral. Au nombre de ces activités professionnelles, nous pouvons citer entre autres la fabrication de la craie, l’élevage de poules, l’entretien du jardin potager, des cours de cuisine et le travail manuel. Sans oublier l’éducation de la foi, il est bien de noter que les jeunes participent de façon dynamique aux séances d’apprentissages de ces activités professionnelles et sont très épanouies. Nous tenons à souligner que ces activités professionnelles constituent en véritable espoir d’insertion pour eux, car jusque-là, ils étaient considérés comme étant une charge pour leurs familles.

Aussi, grâce à vos dons, la fabrication de la craie a été bien lancée et nous en continuons toujours ; en cette année, nous avons pu bénéficier d’un montant de 6 500 000 Ar qui nous a permis d’embaucher trois adultes handicapés mentaux et à payer les salaires des éducateurs.

Enfin, nous avons pu organiser des séminaires de formations à l’endroit des parents de nos élèves afin qu’ils puissent mieux appréhender la notion de handicap mental et pouvoir ainsi mieux accompagner leurs enfants dans ce parcours d’éducation spécialisée. […]

Vos dons apporteront une réponse positive aux personnes en situation de handicap mental. »

Ny Aïna :

 

« Je tiens à vous remercier des aides alimentaires, du matériel comme le pèse-bébé mécanique et électronique, du lait Nursie du 1er âge et de l’argent qui nous a facilité de conduire les malades tuberculeux à l’hôpital, de payer les factures des enfants dénutris hospitalisés en urgence grâce à l’appui financier du Dr Éric Joire. La 1re campagne a commencé le mois de novembre 2021 et s’est terminée en juillet 2022. Oui, je reconnais qu’il n’était pas facile dans la sélection des bénéficiaires cibles des enfants moins de 3 ans. Après la visite à domicile, l’infirmière Tina et moi, nous avons constaté que les familles, dont la plupart, c’est la grand-mère qui garde les enfants pendant que la mère de famille sort pour trouver du travail journalier, pour s’acheter des provisions, nous sommes plantées devant des cas de misère incontournable !!!

1) Pour le lait Nursie 1er âge : 81 bébés de 0 à 5 mois. Critères : mères décédées, bébé hypotrophique dont la maman n’a pas de lait du tout, mère malade de tuberculose avec l’ordonnance du médecin qu’elle ne peut allaiter.

2) Pour les rations alimentaires : du riz, pois secs, poudre de lait classique : 83 enfants de 3 ans, 42 enfants entre 4 et 5 ans, 15 grands-mères, dont 3 tuberculeuses.

Le lait classique est préparé et donné à boire sur place. Les Plumpynut rouge et orange arrivés plus tard sont donnés aux mêmes bénéficiaires. Parmi les enfants qui ont été suivis, il n’y avait que 2, Judicaël 18 mois et Débora 4 ans qui ont eu du mal à surmonter, souvent retournés hospitalisés en pédiatrie pour déshydratation aiguë. On les a pris en charge jusqu’au 5 septembre 2022. Ils vont mieux maintenant. » Tina a quitté le dispensaire et Juliette épuisée a dû prendre un peu de repos.

 

INDE

 

Vanasthalee:

« Nous sommes heureux de vous dire que la plupart des centres VRDC ont repris leur travail, leurs programmes et leurs activités normales.

Nos Balwadi, notre programme d’amélioration des loisirs/apprentissage, les bibliothèques et les activités d’expérimentation scientifique ont tous repris.

Nous devons malheureusement dire que notre bibliobus (l’activité que PSF a soutenue au fil des années) n’a pas repris en raison de l’augmentation des coûts due à l’inflation. La question est en train d’être réglée et nous avons bon espoir qu’elle redémarre après les vacances de Diwali. (C’est la fête des Lumières qui va commencer cette année le 23 octobre).

Nous avons lancé des activités de formation en ligne pour surmonter les problèmes. Notre programme de formation des enseignants principaux a reçu un bon soutien et à l’heure actuelle, environ 175 nouveaux stagiaires suivent une formation dans divers centres, dont Baramati.

Il y a un effet persistant de la pandémie en termes de diminution du nombre d’enseignants à VRDC. En deux ans, près de 100 enseignants ont cherché d’autres options plus rémunératrices pour subvenir aux besoins de leur famille, mais bien qu’ils partent, ils déplorent le fait que les circonstances les obligent à quitter VRDC et expriment leur souhait de revenir dans le groupe si et quand cela sera possible. Nous avons encore environ 490 enseignants avec nous et le nombre est susceptible d’augmenter en raison du nombre de nouveaux cours de formation, si nous pouvons les réaliser.

Nous avons apporté un soutien environ à 28 enseignants pour des raisons de santé, environ à 7 enseignants pour aider à l’éducation de leurs enfants ; nous avons fourni une aide pour acheter des smartphones à environ 30 enseignants (une quarantaine de demandes est encore en attente) pour pouvoir participer à des sessions de formation en ligne menées par notre administrateur principal, et les cours de beaux-arts et bien d’autres, quand cela est nécessaire.

Nous avons soutenu financièrement les entreprises commerciales des ménages dans le domaine de la couture, la préparation de farine prête à l’emploi, la boulangerie, la vente de vêtements prêts à l’emploi ou de petits articles ou de papeterie, un centre de collations, etc. à environ 49 enseignants et la majorité d’entre eux sont satisfaits de la nouvelle entreprise et du petit complément de revenus qu’ils peuvent en outre fournir à leur famille.

Dans la majorité des endroits, les écoles ont accueilli nos enseignants avec empressement et ont remis les enfants avec confiance.

Certes, la guerre d’Ukraine a affecté l’ensemble de l’économie mondiale, en plus des séquelles de la pandémie, il y a de l’inflation ; l’indice des prix à la consommation et de gros a augmenté, les prix de l’essence et des autres carburants ont augmenté et l’homme du commun souffre. Nous allons comme toujours regarder les choses et les événements avec positivité et espoir et aller de l’avant, continuer à faire notre petite contribution". »

 

 

LA VIE DE L’ASSOCIATION

 

Les manifestations passées :

 

2 octobre 2022 ; Marché des Créateurs, Saint-Martin, 228 €

14 octobre 2022 : Concert choral, Châteaudouble, 1770 €

 

Les manifestations à venir :

 

18-20 novembre 2022 : rencontres avec l’Entraide, Livron

26-27 novembre 2022 ; marché Créa d’Art, Etoile

3-4 décembre 2022 : marché de Noël, temple de Chabeuil

3 décembre 2022 ; Cycl’Austral, périple à vélo en Amérique latine avec S. Bonnet et V. Jamarin, salle des fêtes de Malissard

10-11, 17-18 décembre 2022 : marché de Noël, Mornant

 

Les finances :

 

Si les cotisations ont baissé de 19 %, les dons se maintiennent. Le total des produits n’a jamais été aussi important depuis 5 ans, malgré les charges de fonctionnement qui ont augmenté de 100 % en 2022, à cause des achats de produits alimentaires en particulier. Les ventes de plantes ont augmenté, car il y a eu deux marchés de printemps au lieu d’un. PSF a financé de nouveaux projets en cours d’exercice, pour la somme de 43 769 €, supérieure aux 37 708 € prévus initialement. Pour atteindre l’équilibre financier en fin d’année, nous avons encore besoin de 25 000 €. Nous comptons plus que jamais sur votre accompagnement.

SOUTENIR LES ACTIONS DE PSF

 

C’est participer à une aventure humaine de 40 ans de solidarité active, efficace et concrète.

C’est faire un don, la totalité des dons reçus va au financement des projets. Ils sont fiscalement déductibles. C’est possible en ligne aux adresses suivantes :

http://www.partage-sans-frontieres.org/partage_sans_frontieres_don_en_ligne.html

https://www.helloasso.com/associations/partage-sans-frontieres

Vous pouvez même établir un prélèvement mensuel.

C’est nous acheter des produits issus du commerce équitable : café, confitures, chocolat…

C’est s’engager à tenir un stand, à organiser une soirée de rencontre, à participer au conseil d’administration pour les plus motivés.

C’est parler de Partage sans Frontières à vos voisins, vos connaissances.

C’est nous soutenir sur les différents réseaux sociaux.

 

Nous comptons sur vous, notre avenir en dépend !

 

IBAN : FR16 2004 1010 70001 4350 8K03 857

BIC : PSSTFRPPLYO