Éditorial

 

Les affaires reprennent !

Foin du confinement et autres contraintes sanitaires… Le bel été est là et les vacances qui vont avec !

Nous voici débarrassés du port du masque dans la rue, même si toutes les restrictions ne sont pas encore toutes levées et qu’il y a un risque de reprise en automne, passées les libertés estivales. La course aux vaccins est logiquement remportée par les pays riches qui oublient d’en faire profiter les pays plus fragiles, d’autant plus que les variants plus agressifs ont tendance à se répandre, et que charité bien ordonnée commence par soi-même. Comme quoi, l’Ancien Monde est bel et bien de retour avec le chacun pour soi censé nous sortir de tous les mauvais pas.

La démocratie elle-même donne des signes de fatigue avec une abstention qui a battu tous les records dans les bureaux de vote bien moins attractifs que l’envie d’évasion. Le droit de vote est un privilège que nous avons tendance à oublier tellement « il fait partie du paysage ». Je n’irai pas plus avant dans l’analyse de causes multifactorielles d’un phénomène qui a tendance à s’accentuer au fil des scrutins. Rappeler néanmoins que la démocratie ne s’use que si l’on ne s’en sert pas…

Que dire de ce qui se passe au Pérou où après les résultats de présidentielles qui donnent le candidat de gauche vainqueur de quelque 40 000 voix sur sa rivale de la droite populiste, fille de l’ancien président Fujimori ; or, celle-ci refuse sa défaite. Voilà plus de trois semaines que la population attend en vain les résultats officiels. Les militaires reprennent du service en défilant dans les rues de la capitale et en exigeant que les voix de 200 000 électeurs des campagnes ne soient pas prises en compte. (On semble rejouer le mauvais scénario des États-Unis de Trump.) Les observateurs des Nations unies eux-mêmes n’ont pas relevé de fraude dans le déroulement des opérations de vote. Sont bien évidemment soupçonnées les populations indiennes des campagnes, méprisées des populations « blanches » avec un racisme qui s’exprime de plus en plus ouvertement. Le président par intérim, le troisième depuis 2019 après deux démissions, appelle au calme. Le nouvel élu, Pedro Castillo, ancien instituteur et syndicaliste, allie programme de gauche et visions sociétales conservatrices tandis que sa rivale est résolument ultralibérale. Tous deux se retrouvent sur le rétablissement de la peine de mort… Pendant ce temps, la pandémie s’accroît et les populations pauvres connaissent une précarité grandissante. Que va-t-il advenir dans ce climat de lynchage et de règlements de comptes ? Christiane est très soucieuse et on la comprend !

D’après les informations des médias officiels français, Madagascar est le premier pays à subir de plein fouet une famine à cause du réchauffement climatique qui désertifie les régions du sud qui n’ont pas vu une goutte de pluie depuis plusieurs années. Juliette nous alerte régulièrement voilà déjà 10 ans que nous l’accompagnons dans ses projets, avec une amitié et une confiance qui se sont étoffées au fil des ans.

 

hibiscusLes affaires reprennent aussi à PSF dans le sens littéral du terme, car nous avons eu la joie de nous retrouver pour la tenue d’un marché de printemps tardif, au seuil de l’été… Qu’à cela ne tienne, tout le monde était au rendez-vous, les organisateurs et le public avec des stands en partie dehors pour plus de sécurité. Une belle journée vraiment riche de rencontres, de conversations à bâtons rompus et d’achats qui contribuent à renflouer les finances de l’association et permettent de continuer à pouvoir financer les projets.

 

Nous avons eu également la surprise d’un beau 1er mai avec toute sa symbolique, puisque nous sommes les heureux bénéficiaires de la vente de muguet qui s’est organisée à Saint-Martin-la-Plaine et a remporté un franc succès. Nous en sommes vraiment très touchés.

Nous vous invitons chaleureusement à fêter avec nous les 40 ans de Partage sans Frontières à Mornant le 2 octobre 2021 à 14 h, à la suite de l’assemblée générale. Nous dégusterons tous ensemble quelques douceurs après un moment musical de chant et guitare animé par Francine membre du conseil d’administration.

Dans un monde qui va de plus en plus vite, nous sommes fiers d’avoir travaillé sur le long terme, pas à pas, et d’avoir tissé au fil des années des liens d’amitié solides, tant avec nos partenaires que nos donateurs, dont certains nous suivent depuis le début.

 

PARTAGE SANS FRONTIÈRES

PÉROU

Taller de los Niños :

Christiane tire la sonnette d’alarme : « Il y a des choses que l’on sait, parce qu’on les sent, on les voit au-delà de ce qui est directement visible, parce qu’on les sent dans l’air.

En deçà des chiffres et des choses qui sont dites durant la campagne électorale et qui en dit long sur un pays qui trop longtemps a tu ce qui est crié à l’intérieur de milliers de personnes, la réalité une fois de plus saute à la figure de ceux qui lisent les journaux ;

AUGMENTATION DE LA PAUVRETÉ EXTRÊME ET PAUVRETÉ MONÉTAIRE 2020 : 

Les chiffres viennent de « tomber » ce que nous savions est maintenant mis en chiffres. La pauvreté monétaire a augmenté de 9,9 % en 2020 et a atteint 30,1 % de la population péruvienne. Cela nous a fait revenir aux chiffres de l’année 2010. Les plus grandes augmentations se sont produites à Lima (de 14,2 % à 27,5 %).

Selon l’Institut national de Statistiques, cinq groupes de départements avec les plus grands niveaux de pauvreté. Ayacucho, Cajamarca, Huancavelica, Huànuco, Pasco et Puno, dont la pauvreté monétaire les place entre 41 et 45 %. Le second groupe est formé par l’Amazonie, Ancash, Apurímac, Cusco, La Libertad, Loreto, Piura, Callao et Tumbes, avec un niveau de 31 à 34 %.

Le troisième groupe est formé par Lima métropole, Lima provinces, San Martin, Tacna et Ucayali dont la pauvreté monétaire se situe entre 23,9 % et 28,6 %.   Quand on sait qu’au niveau de la population, Lima représente presque un tiers de la population du Pérou (10 millions d’habitants), ce chiffre représente donc une population énorme.

La pauvreté extrême a augmenté au Pérou durant l’année 2020 de 2,2 % et a affecté 5,1 % de la population du pays.  En 2012, la pauvreté extrême affectait 6,6 % de la population péruvienne. En 2013, ce pourcentage s’était réduit à 4,7 %, le chiffre actuel nous ramène à l’année 2004 !

Selon certains analystes des chiffres récemment partagés, en réalité l’augmentation de la pauvreté extrême ne serait pas de 2,2 %, mais bien de 8 % !

Ces chiffres en disent long sur ce qui, en silence, est en train de se produire au Pérou. Depuis deux mois, les réfectoires populaires ne reçoivent plus les produits offerts par l’État et les municipalités, à nouveau les familles doivent payer. Une portion coûte 2,50 soles… ce qui signifie qu’à nouveau, les gens mangent des soupes à l’os de bœuf, du riz avec un seul poulet dans une marmite pour 60-70 personnes.

Et pourtant, à l’envers de ces informations, les nutritionnistes disent que les Péruviens ont augmenté leur poids de sept kilos en moyenne durant l’année de pandémie. Ça aura été à force de manger du pain, des fritures dans des huiles réchauffées plusieurs fois et de ne pas être sortis pour faire deux pas. Une fois de plus à l’œil nu… tout le monde semble en bon état, mais…

Je pense que ces informations sont suffisamment sombres pour ne pas continuer…

De notre côté, nous n’avons pas cessé de travailler et d’avancer. Un par un, tous les jours. Nous savons que nous avançons et que nous changeons à notre niveau, la vie d’un enfant, d’une adolescente, d’une famille, d’une communauté.

Le rapport semestriel en dira plus long, mais le confinement, les vaccinations trop lentes, les morts et les malades qui en avril ont atteint des pics incroyables… tout indique que ce qui attend le prochain gouvernement sera difficile.

Pour ce qui est des enfants… Comment pourra-t-on réparer deux ans de confinement ? Parce que les deux candidats disent que les classes ne reprendront pas en août… Ça, personne ne le sait. Nous le saurons en 2021, si le candidat de gauche nous laisse exister, car il y a bien des chances que ce soit lui qui gagne, malgré l’énorme campagne de Mme Fujimori. Je vous embrasse tous, avec un peu beaucoup d’angoisse au ventre. »

 

BOLIVIE

Tarabuco :

Michel Peyrat s’est rendu en Bolivie et a rapporté les difficultés rencontrées dans les relations avec l’administration, notamment la mairie de Tarabuco qui veut s’approprier le site de l’hacienda et l’État qui ne veut plus prendre en charge les trois salaires promis… Il s’agit pourtant de pérenniser le projet sur le long terme. Le rapport établi par Lourdes sur le fonctionnement de l’atelier de médecine traditionnelle sera développé dans le prochain bulletin.

 

BURKINA FASO

La situation politique ne s’améliore pas, tant s’en faut, puisqu’il y a eu un terrible massacre qui a fait des centaines de victimes d’un même village dans la zone dite des trois frontières en pleine zone rouge… Néanmoins à Soukuy le groupement de femmes s’organise et lance petit à petit sa fabrique de savons et nous avons reçu quelques photos témoignant du soin apporté dans la confection de produits bien présentés, de « marque Soukuy », tous de la même taille afin qu’ils soient vendus plus facilement. Dans ce contexte si difficile, loin de faire preuve d’indifférence, les femmes continuent à faire vivre un projet collectif, sans se soumettre à la peur et au découragement. Qu’elles en soient profondément remerciées. Jérémie aspire à une retraite bien méritée tant sur sa charge d’élu qui lui prend beaucoup de temps, que son travail à l’hôpital où on lui a confié de nouvelles responsabilités dans l’organisation des plannings.

 

MADAGASCAR

Ambatofotsy :

Berthe Marie nous redit l’importance du riz paddy pour la survie des familles : “Alors, hier, vers midi, deux camions sont arrivés devant notre portail. C’est déjà notre rendez-vous. Ils arrivent pour nous apporter les paddy que nous avons achetés par l’argent que vous nous avez donné. Cette année, les paddy sont arrivés en deux voyages. Le premier voyage a eu lieu jeudi dernier.

Cette année, les paysans ne récoltent pas beaucoup des riz à cause du changement climatique qui a provoqué l’insuffisance de pluie, donc, il est bien difficile de trouver des paddy à acheter.

Par conséquent, le prix de kilo s’élève sans cesse et change chaque semaine. À cause de l’augmentation du prix, nous avons l’acheté 1380 Ar le kilo (le moins cher) tandis que l’année dernière, c’est encore 1170 Ar le kilo.

Pour avoir la quantité du paddy dont on a besoin chaque année ainsi que pour sauver les familles du centre social, notamment, pendant la période de soudure, nous avons utilisé également les 500 € déjà prévus pour le fonctionnement pendant la fête sociale, car depuis l’année dernière, nous n’avons pas pu effectuer cette fête à cause de la covid 19. C’est pour cela qu’avec la somme de 2500 €, nous avons eu 7800 kg de paddy, un peu plus que l’année dernière. Ouf !... C’est fini. Il est bien rangé et… au nom de la famille du centre social, laissez-moi vous redire merci. Merci pour votre aide, pour tout ce que vous faites et pour tout ce que vous avez fait ainsi que pour tout ce que vous allez faire encore.

Concernant la covid 19, le nombre des malades et des nouveaux cas diminuent chaque jour. Il y a un mois, la vaccine a déjà commencé. Concernant ce vaccin, pour l’instant, ce n’est pas encore pour tout le monde, mais il y des prioritaires, ce sont les personnes âgées de plus de 70 ans, les agents sanitaires, les forces de l’ordre, les diabétiques et les travailleurs sociaux. Nous attendons le deuxième tour, s’il y en a encore. À Madagascar, pour être vacciné, ce n’est pas obligatoire, ça dépend de chacun.

Par conséquent, la situation s’améliore, malgré cela, nous suivons toujours les gestes barrières. Par suite de cela, les routes nationales sont ouvertes depuis vendredi dernier. La vie du peuple revient petit à petit au normal. Les églises, les temples, les mosquées ainsi que toutes les écoles, les collèges et les universités sont déjà ouverts aussi depuis mercredi 2 juin. Les enfants et les jeunes sont déjà repris l’école et ils préparent déjà l’examen final et les examens officiels.

En général, le calendrier scolaire ne change pas. Le CEPE aura lieu le 6 juillet ; pour le BEPC, ce sera le 19 au 22 juillet et le Baccalauréat aura lieu le 23 au 26 août. Pour les grandes vacances, ce sera le 31 juillet. Nous souhaitons Bonne chance pour ceux qui vont passer à ces examens.”

 

Monrondava ;

Une information sur la fabrication de craies : C’est avec une grande joie que nous portons à votre connaissance que nous avons reçu les fonds que vous nous avez fait parvenir. C’est seulement maintenant que nous avons pu réceptionner votre don, pour des raisons indépendantes de notre volonté. En effet, ce retard est dû au fait que notre sœur économe, qui attendait l’occasion favorable, afin de pouvoir nous apporter elle-même les fonds à Morondava. Nous avons reçu effectivement la somme de 2866 euros, ce qui équivaut à la somme de 12 395 430 Ar (1 euro = 4325 Ar). Nous sommes très touchés et pleins de gratitude envers vous pour votre aide, qui nous permettra de réaliser le projet de la fabrication de craie.

Comment comptons-nous réaliser cette formation professionnelle ?

Pour mener à bien la réalisation de ce projet, nous entendons travailler en étroite collaboration avec les parents de nos enfants. Cette collaboration a pour objectifs : de renforcer la collaboration entre les parents et les éducateurs, mais aussi, d’aider les parents dans l’accompagnement de leurs enfants. Ainsi, nous pourrons montrer aux autres qu’il est possible de travailler en équipe avec des personnes en situation de handicaps mentaux afin de faciliter leur insertion dans le tissu social. Pour ce faire, au début du mois de février, nous avons pu réunir tous les parents des élèves au sein de notre institut afin de préparer ensemble le lancement de la formation relative à la fabrication de la craie.

Toutefois, prévue pour débuter au mois d’avril, la formation n’a pu avoir lieu pour motif d’urgence sanitaire dû à la pandémie de la covid 19. En effet, bien que les formateurs pour ce projet aient donné leur disponibilité, ces derniers ne peuvent pour le moment pas se rendre à Morondava, du fait du confinement imposé par le gouvernement dans certaines régions les plus touchées à savoir : Antananarivo (lieu de résidence des formateurs), Fianarantsoa, Boeny et Vakinankaratra. Nous attendons donc le déconfinement de la région d’Antananarivo afin de reprendre nos activités.

 

Ny-Aïna :

Juliette fait le point sur la situation sanitaire et fait état des difficultés des familles qui s’appauvrissent, victimes de la sécheresse endémique qui ravage le sud du pays. On parle même de famine. « D’abord, je présente toutes mes excuses de n’avoir pas pu vous donner de nos nouvelles depuis un moment.

Si la pandémie du Covid 19 a tant touché des pays dans le monde entier, et a causé des répercussions tant économiquement que social, Madagascar n’était pas épargné par la fermeture des frontières, le confinement partiel et/ou total, beaucoup ont perdu du travail, les écoles fermées ! Les familles démunies qui vivaient au jour le jour, ont eu du mal à trouver de quoi subvenir ! Au bord du trottoir, en pleine ville, chacun étale tout ce qu’il trouve pour vendre). Voilà 15 mois écoulés, Dieu merci, Madagascar semble sortir du tunnel comme en France d’ailleurs. Le nombre de personnes contaminées chute, des rares cas graves, beaucoup de guérison jusqu’à 99 %, quelque 900 décès (2 %) selon le ministère de la Santé. Bref, nous n’avons pas espéré avoir un résultat pareil ! Et maintenant, grâce au vaccin, espérons que ce Coronavirus sera éradiqué de ce monde ! De notre côté, nous continuons de nous soigner avec nos moyens de fortune, par des plantes médicinales et des vitamines comme le magnésium, de la Vitamine C… et toujours respecter les gestes barrières sanitaires ! 

Ensuite, je n’oublie pas de vous remercier de votre financement pour le Dispensaire en cette année 2021. Le Père Daniel m’a bien remis l’équivalent des 4200 € pour le fonctionnement : salaire de TINA et Sophie, les achats de médicaments et la JIRAMA (eau et électricité). Merci. Cela nous permet de prendre en charge les malades qui viennent se faire soigner chez nous, surtout ceux qui ne peuvent pas aller à l’hôpital. Ils savent qu’ils sont bien reçus et traités au Centre Ny Aina (même si nous les accueillons dehors, car nous ne sommes pas protégées). Seuls les fonctionnaires sont pris en charge et sont remboursés par l’État et bien sûr ceux qui ont le moyen qui se font soigner ailleurs. Chez nous, ils peuvent payer plus tard. Si les malades sont reconnaissants envers nous, c’est parce que vous nous soutenez. Grâce à votre aide et soutien que nous pouvons soulager voire guérir, alors leur reconnaissance vous revienne. 

Autrement, la sécheresse sévit toujours toute la partie sud-ouest de l’île. Les projets d’élevage des poules pondeuses sur la RN7 des deux communautés villageoises que PSF a financés sont une réussite, car l’élevage continue, les œufs sont vendus à Tuléar, les familles ont changé leurs us et coutumes : les enfants mangent désormais des œufs, ce qui était tabou avant ! Ils vont à l’école, car les parents arrivent à payer la scolarité, le besoin quotidien est assuré. Il y a d’autres villages qui en demandaient, mais nous voulons d’abord suivre les deux pour quelques années et nous sommes contents du résultat. C’est vrai que les terres à cultiver sont arides, les criquets envahissent en plus, faut-il relancer cet élevage des poules pondeuses même en ville, où il y a au moins de l’eau de la JIRAMA.

C’est le problème des villages au bord de la RN7, pas d’eau potable ! On verra bien !

Pour terminer, j’ai mis un aperçu de la vie quotidienne de Tuléar.  Pour trouver à manger tous les jours, tout dépend de ce qu’une famille gagne aujourd’hui. Tous les PPN (riz, huile, savon, pois sec, etc.) ont doublé sinon triplé le prix. Et quand un membre de famille tombe malade, ou autre événement familial, comment voulez-vous qu’il s’en sorte ? 

Mais nous sommes là, vous êtes avec nous, non pour assister, mais pour sortir les familles de la misère, leur trouver le bien-être, la santé pour qu’elles puissent travailler et retrouver la dignité humaine.

Merci à vous. Et je vous redis bon anniversaire pour ces 40 ans d’œuvre humanitaire et caritative. »

 

Les Enfants de Madagascar :

Les amis Bourrel n’ont pu se rendre à Madagascar à cause de la pandémie, mais les activités continuent malgré tout avec l’engagement des bénévoles malgaches : « Malgré la pandémie qui sévit à Madagascar dans une seconde vague dévastatrice, nos bénévoles Malgaches ou Français, sur place poursuivent nos aides et actions programmées pour 2021. Les chantiers 2020 dans les écoles et les dispensaires sont achevés. Du matériel pédagogique et du consommable médical ont pu être fournis, ce qui permettra une amélioration de la qualité d’enseignement, et sa modernisation (énergie électrique, ordinateur, vidéo projecteur, DVD… comme le réclame la jeunesse, et l’amélioration également des soins, surtout en milieu rural dans des dispensaires désormais rénovés. Pour 2021, les élèves du primaire dans six écoles que nous soutenons aménagent cette année des “jardins écoliers” et y découvrent l’organisation du maraichage, la biodiversité, et la diversité alimentaire pour un développement durable tout en conservant (de bonnes pratiques environnementales. Du matériel pédagogique et de l’outillage ont été offerts à ces écoles. En parallèle et avec Partage sans Frontières, nous distribuons aux familles de “charbonniers”, aux plus démunis, aux familles monoparentales, handicapées… des “fatapera économiques” -réchauds en terre cuite- qui permettront de préparer les repas avec, soit moins de charbon de bois, soit moins de bois. L’économie est de 50 % ! De ce fait, la forêt sera moins agressée, et les enfants beaucoup moins utilisés pour la collecte de bois de chauffe. Les familles et enfants avec l’aide des enseignants, et avec Partage sans Frontières reçoivent une documentation en malgache afin de les conscientiser sur la nécessité de replanter les arbres abattus (souvent des interdits traditionnels), ou en tous cas de se diriger vers l’agroforesterie afin de diversifier l’utilisation des plantations (bois de forêt, bois d’œuvre, bois de chauffe, fruitiers, arbres médicinaux…). Ces journées sont organisées autour d’un repas à l’école, ce qui facilite la discussion en groupe et sous l’autorité des enseignants et du chef du village.

La jeunesse malgache s’inscrit avec enthousiasme. Souhaitons qu’ils entraînent avec eux leurs aînés. »

 

INDE

Pas de nouvelles récentes puisque c’est la période des vacances scolaires.

 

LA VIE DE L’ASSOCIATION

Les manifestations passées : 

1er mai 2021 : vente de muguet à Saint-Martin-la-Plaine, 540 

12 et 13 juin 2021 : marché de printemps à Chabeuil, 3226 €

 

Les manifestations à venir : 

2 octobre 2021 : assemblée générale à Mornant et fête des 40 ans de PSF avec un chanson française et guitare, à partir de 14 h

 

Les finances et le site Web :

La situation financière est plutôt bonne eu égard aux circonstances. Les produits se montent à 19 074,66 €, soit une augmentation de 22 % par rapport à 2020 et une somme équivalente en 2019, année “normale”. Les charges s’élèvent à 41 295,22 €, soit plus de 12 % par rapport à l’exercice précédent. Le déficit est un petit peu plus important, mais nous avons choisi de financer plus de projets, au vu des besoins exprimés par nos partenaires du Sud. Les dons ont augmenté de 11 % par rapport à 2020 et les ventes de 62 %, ainsi que les charges de gestion courante. Si on les compare à celles de 2019, année “normale”, les dépenses baissent de 47 % ! Ne relâchons pas nos efforts si nous voulons boucler l’année et, quoi qu’il en soit, un très grand merci à toutes et à tous pour ce signe de solidarité concrète et efficace que vous nous avez apporté.

Dans cette période particulière de pandémie, n’hésitez pas consulter le site Internet pour repérer tout changement de dernière minute !

 

SOUTENIR LES ACTIONS DE PSF

 

C’est participer à une aventure humaine de 40 ans de solidarité active, efficace et concrète.

C’est faire un don, la totalité des dons reçus va au financement des projets. Ils sont fiscalement déductibles. C’est possible en ligne aux adresses suivantes :

http://www.partage-sans-frontieres.org/partage_sans_frontieres_don_en_ligne.html

https://www.helloasso.com/associations/partage-sans-frontieres

Vous pouvez même établir un prélèvement mensuel.

C’est nous acheter des produits issus du commerce équitable : café, confitures, chocolat…

C’est s’engager à tenir un stand, à organiser une soirée de rencontre, à participer au conseil d’administration pour les plus motivés.

C’est parler de Partage sans Frontières à vos voisins, vos connaissances.

C’est nous soutenir sur les différents réseaux sociaux.

 

Nous comptons sur vous, notre avenir en dépend !

 

IBAN : FR16 2 004 101 070 4350 8K03 857

BIC : PSSTFRPPLYO