Éditorial

 

Des lendemains qui chantent ?

Il est temps de reprendre les bonnes vieilles habitudes en privilégiant un bulletin conçu sur ordinateur, mais distribué en format papier pour tous ceux qui n’ont pas accès à Internet.

Après le conseil d’administration du 4 avril tenu à distance en visioconférence, nous avons eu la joie de nous retrouver le dimanche 5 juillet en plein air pour faire le point sur tout ce que nous n’avons pas pu mettre en place ce printemps. Nous avons aussi pu constater que certains d’entre vous ont eu à cœur de nous accompagner par des dons pour compenser un peu le manque à gagner et nous permettre de continuer à financer les projets. Nous vous en sommes très reconnaissants. Nous avons aussi évoqué les manifestations de fin d’année, en espérant vivement qu’elles puissent se tenir, sans trop de restrictions sanitaires dues à une éventuelle reprise de la pandémie. Ces rendez-vous réguliers constituent comme la colonne vertébrale de l’association, Riches de rencontres et de discussions, ils permettent de faire connaître nos engagements à un large public.

Les uns et les autres, avons plus ou moins bien vécu ces périodes de confinement imposé, en première ligne pour les uns assignés à des services essentiels, en télétravail pour les autres, en situation de personnes à risques pour certains. La vie sociale s’en est trouvée complètement bouleversée, laissant des traces et la reprise s’avère plus difficile que prévu, entre crainte et soulagement devant un avenir dont on a peine à dessiner les contours, tout en espérant que l’après sera mieux que l’avant…

Tout au long de ce bulletin, nous verrons que le travail, si difficile soit-il, n’a jamais cessé chez nos partenaires ; l’accompagnement, l’assistance aux plus fragiles et aux personnes en détresse ont continué à s’exercer en toutes circonstances. Pour les plus pauvres, le confinement et le télétravail, la formation en ligne représente comme autant d’obstacles qu’il est bien difficile de franchir. Peu ou pas d’aide des institutions, pas de chômage technique, des services publics absents, un système de santé qui laisse à désirer… Il faut quand même continuer à travailler, s’accrocher coûte que coûte à son petit boulot pour faire bouillir la marmite…

Christiane et les équipes de Taller de Los Niños, Jérémie, Juliette, les sœurs de Jeanne Delanoue, les amis de Vanasthali ont déployé des trésors d’ingéniosité et d’humanité pour apporter aide et soutien à toutes les familles durement touchées par cette crise. Ils nous racontent un quotidien devenu encore plus compliqué, nécessitant une adaptation de tous les instants pour continuer à accompagner, soigner, former, éduquer et nourrir toutes les personnes dans le besoin. Ils ont pris le temps de partager avec nous toutes ces expériences de terrain que vous lirez dans les pages suivantes. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés.

distribution de paniers alimentaires TANI

Distribution de paniers alimentaires dans un quartier pauvre de Lima, © Tani

Devant tant de détermination, PSF se doit de répondre par un engagement à la hauteur des enjeux et il convient de ne pas baisser la garde. Si nous voulons continuer à accompagner les projets qui nous sont soumis sans avoir à opérer des choix drastiques, il nous faut réagir collectivement et faire preuve d’une solidarité renouvelée. Afin que les lendemains puissent chanter un peu plus, nous lançons un nouvel appel à votre générosité. Nous sommes également preneurs de toutes les idées d’animation que vous pourriez avoir.

À l’aube de nos 40 ans, nous avons à cœur de continuer à mettre en œuvre ce à quoi nous croyons sans nous borner à de simples paroles de compassion. À nous tous ensemble de relever le défi d’une solidarité agissante pour que le Monde de demain change un tant soit peu !

 

PARTAGE SANS FRONTIÈRES

Nous rappelons que le bulletin N° 156, édité uniquement sous format numérique, est téléchargeable sur le site au lien suivant :
http://www.partage-sans-frontieres.org/pdf/bupsf156.pdf


PÉROU

Taller de Los Niños :

« 100 jours de quarantaine...Voici un résumé des efforts réalisés para Taller de los Niños pour répondre au défi... malgré la peur, malgré la peine, malgré les manques.
100 jours d’embrassades virtuelles ou à distance où nous avons fait ce que nous devions.
Ce rapport raconte le mieux possible ce que nous avons fait pour nous reconvertir en institution plus efficace, à la distance, et en même temps au quotidien, pour les aspects humanitaires.
Il ne parle pas des hôpitaux qui ne peuvent pas suivre, de l’oxygène qui manque et dont le prix s’est envolé, des médicaments “bamba” qui sont vendus dans les rues comme si c’étaient des originaux, de notre tristesse quand un de nos voisins décède, quand nous avons peur... Ça, ça fait partie de notre quotidien et il est souvent difficile de le raconter, encore et encore, sans tomber inévitablement dans un grand trou et une sensation qu’on est encore loin de s’en sortir.
MAIS, il y a ce qui a été fait, et même s’il est en espagnol (pour le moment) je crois que l’essentiel sera évident aux cœurs...) » (Christiane, le 27 juin 2020)
Les équipes de Taller de Los Ninos forment comme une grande famille ; présentes sur site depuis 42 ans, elles ont développé au fil des décennies tout un réseau de solidarité et de confiance et c’est ainsi qu’elles ont pu continuer leur travail à distance en préservant un lien privilégié auprès des familles. Dans l’urgence, il a fallu développer de nouvelles formes d’action qui prennent en compte les besoins immédiats, la nécessité de poursuivre les programmes éducatifs et le suivi des plus fragiles tout en développant une stratégie pour l’avenir. 944 familles ont continué à recevoir des conseils dans les soins apportés à leur nouveau-né, tandis que 1240 enfants et adolescents ont pu bénéficier d’une aide éducative. Certains ont pu ainsi terminer leur cycle scolaire à distance. 9500 familles ont été accompagnées dans le développement de leur enfant. Les mères adolescentes n’ont pas été laissées seules et ont bénéficié elles aussi, d’une attention toute particulière dans le soin apporté à leur enfant. Vivant dans des conditions de confinement particulièrement difficile, certaines familles ont dû recevoir un appui psychologique pour les aider à surmonter les difficultés quotidiennes et à prévenir d’éventuelles violences. Beaucoup de personnes ayant perdu leur emploi, ou ne pouvant se rendre à leur travail, ont dû bénéficier d’une aide alimentaire. C’est ainsi qu’une cantine populaire s’est mise en place et que 20 000 paniers alimentaires ont été distribués dans les quartiers environnants, touchant plus de 6500 familles. Les campagnes de vaccination, dès lors qu’elles ont pu reprendre, se sont réorganisées et ont concerné 1424 enfants. Ce rapport tout à fait passionnant peut être consulté en ligne sur notre site.

 

BURKINA FASO

Jérémie nous a écrit un long courrier qui fait le point sur la situation politique, sanitaire et l’accueil qu’ont reçu nos envois de livres. De quoi nourrir quelques inquiétudes.
« Les nouvelles des groupements de Soukuy. Nous allons tous bien, mais vivons toujours dans l’angoisse et la crainte inhérentes au contexte sécuritaire du pays. En effet, notre région fait partie de celles du pays qui sont en rouge à cause des attaques terroristes. Deux provinces sur les six que compte la région sont particulièrement sous menace et sont toujours sous couvre-feu. Les autres provinces ne sont toutefois pas épargnées. C’est dans ce contexte d’insécurité que vont se tenir les élections couplées, présidentielles et législatives, dans cinq mois. La classe politique est un peu divisée quant à la tenue ou non de ces élections. Les partis de la majorité présidentielle et ceux affiliés au chef de file de l’opposition politique sont par exemple d’accord pour la tenue des élections à bonne date. En revanche, une partie des organisations de la société civile et certains partis de l’opposition ne voient pas l’opportunité d’organiser des élections qui ne verront pas la participation d’une bonne partie de la population se trouvant dans les zones d’insécurité.
La Covid 19 est venue également aggraver une situation déjà préoccupante. Une nouvelle maladie qui est venue mettre à nu un système de santé défaillant et engendrer beaucoup d’angoisse au sein de la population. La gestion de cette pandémie n’a pas été simple et la communication autour a fait couler beaucoup d’encre et de salive. 800 à 900 cas ont été enregistrés dans le pays, une cinquantaine de décès. Fort heureusement, les cas ont beaucoup régressé, une quarantaine d’actifs en ce moment, une douzaine de nouveaux cas et certaines mesures ont pu être levées comme la quarantaine et le couvre-feu.
Pour en venir à la vie des groupements, nous pouvons dire que les activités se poursuivent, même si parfois elles sont au ralenti. Pour ce qui est des informations à recueillir, ce n’est pas souvent aisé quand je les demande aux groupements ; il faut trouver un temps pour chaque groupement et convenir avec eux pour s’y rendre, autrement il n’y a pas de satisfaction. Dans tous les cas, moi je ferai l’effort nécessaire pour que le fil de communication ou de transmission des nouvelles à PSF ne soit pas rompu. Avec le financement de 2018, la plupart des activités prévues ont pu se réaliser, mais malheureusement, la situation sécuritaire n’a pas permis d’en réaliser d’autres ; nous y reviendrons.

Bwoubwassi :

Comme première nouvelle, il faut dire que le groupement féminin a renouvelé entièrement son bureau pour se conformer aux nouvelles directives des autorités concernant les groupements et associations dans le pays. Le passage de témoin a eu lieu en avril 2020. C’est un nouveau bureau d’une douzaine de membres qui conduit désormais les activités de Bwoubwassi. Après le bilan moral et financier, la situation se présente comme suit :
201 sacs de 100 kg de céréales en stock dans le magasin, d’une valeur de 2 512 500 F CFA ;
8 sacs de 100 kg de céréales d’une valeur de 100 000 F CFA comme prêt en nature non encore remboursé 200 000 F CFA à la caisse Wiekazi (Caisse d’épargne) du village ;
150 000 F CFA comme liquidité chez la trésorière du groupement.
Pour ce qui concerne la savonnerie, la commercialisation est faible et cela s’explique par le fait que le produit est vraiment local de par sa présentation et du point de vue esthétique. En effet, divers savons assez bien présentés se retrouvent sur le marché et le choix est vite fait au niveau de la clientèle. Cette difficulté a amené les femmes à produire seulement une petite quantité qu’elles se répartissent entre elles pour la vente et aussi les besoins de consommation de la famille. La vision actuelle est de pouvoir acquérir du matériel plus adapté et plus performant pour booster ce secteur d’activités et améliorer l’économie locale.
Une autre difficulté, c’est l’impossibilité pour le groupement et les autres usagers de la Caisse d’épargne de faire des retraits d’argent, car depuis un certain temps, cette institution de microfinance a des difficultés de gestion. Pour ce faire, j’ai conseillé aux femmes d’ouvrir un compte dans une autre institution de microfinance, notamment la Caisse populaire à Dédougou. Autrement, elles auraient des problèmes après la vente du stock de céréales actuel. Il faut dire que le nouveau bureau des femmes a souhaité me rencontrer pour des échanges et aussi pour des conseils pour la bonne marche du groupement. La rencontre a pu se tenir à Soukuy et à l’issue de la rencontre, les femmes ont souhaité que je continue de collaborer avec elles comme je l’ai toujours fait à l’égard du bureau sortant, mais elles demandent également que je continue de plaider leur cause auprès de mes amis de PSF pour des appuis financiers. J’ai trouvé bon de rencontrer également les membres du bureau sorti à Soukuy pour les encourager à être aux côtés du bureau actuel afin de leur apporter leur soutien et conseils. Cette rencontre a pu se tenir deux semaines après la première.

Bwoubwata :

Je voudrais tout d’abord remercier très sincèrement toute l’équipe de PSF ainsi que les différents acteurs qui ont œuvré à la collecte et à l’envoi des livres et romans. Certains établissements de Dédougou ont accueilli avec joie les livres de maths qui leur ont été offerts. Il s’agit notamment des deux grands lycées publics de la place : le lycée communal et le lycée municipal. Le CELPAC (Centre de Lecture et de Promotion des activités culturelles) a également été très ravi de recevoir un lot de romans. Un autre établissement public de Dédougou, le lycée provincial a quant à lui décliné l’offre après que j’ai présenté quelques échantillons de livres de maths au proviseur. Ce dernier, après avoir consulté ses profs de maths, m’a fait savoir que lesdits livres ne correspondaient pas bien à leur programme. Du côté du CEG et du collège privé Yorossi de Soukuy, les deux directeurs hésitent également de prendre les livres et ont promis de faire une visite à la bibliothèque et aussi faire des propositions. Qu’à cela ne tienne, du moment que les élèves s’abonnent et exploitent les livres, nous sommes satisfaits.
La bibliothèque continue de fonctionner et a enregistré au cours de l’année scolaire 2019-2020, 93 abonnés dont 81 du collège privé Yorossi et 12 provenant du CEG de Soukuy et quelques fonctionnaires.
Les activités prévues dans le cadre du financement 2018 ont pu se réaliser. Toutefois, la Nuit de l’Abonné n’a pu se tenir en raison de la situation sécuritaire. Pour ce faire, je voudrais vous faire la proposition de payer des lampes solaires en lieu et place de cette activité d’un coût de 250 000 F CFA. La distribution d’une vingtaine de lampes solaires avait suscité un vrai engouement et ce serait bien que nous puissions renouveler l’opération pour en faire profiter d’autres élèves. Le local devant servir de salle de lecture a pu être construit et équipé. Concernant la formation en informatique, ce sont finalement 20 personnes (élèves et étudiants) au lieu de 12 qui ont été formées.

 

MADAGASCAR

Morondava:

Adeline nous écrit : « Depuis les débuts du confinement, les enfants sont auprès de leur famille tandis que les éducateurs continuent quand même leur mission au centre. Comme activité, nous continuons les travaux manuels comme les broderies, la confection de sacs.
On profite de ce temps pour entretenir les salles de classe, le réfectoire, le jardin potager, etc. Nous sommes en train de soigner le potager et quelques arbres fruitiers pour pourvoir au besoin en légumes et en fruits au retour des élèves. Après la vente des poules pondeuses, nous avons décidé d’acheter quelques poules d’élevage et quelques porcs.
Comme vous le savez, le Corona Virus a vraiment bouleversé le monde entier, nous aussi, nous avons dû annuler la sortie de promotion et le spectacle qui a été prévu le 25 avril.

Sakalalina:

Le 6 mai 2020, nous avons reçu un rapport d’Yvette Pascaline qui nous avait soumis un projet d’alphabétisation l’automne dernier à Sakalalina au sud de la Grande Île : “Voilà, il y a quatre mois que les adultes et les jeunes ont pris leurs stylos avec le projet de lutter contre l’analphabète. Grâce à vos soutiens si importants, nous avons pu prendre 125 participants avec sept enseignants. Nous devrons avoir une évaluation durant la vacance de Pâques, mais l’existence du confinement avec Covid — 19, nous n’arrivons pas le faire comme prévu. Par les suivis sur place et accompagnement des enseignants, nous avons vu les efforts des participants. C’est surtout les hommes et les garçons qui foncent davantage par rapport aux femmes ou filles, parce que dans notre région, les hommes sont plus attaqués par des enquêtes et signatures aux villages quand il y a des voleurs ou des événements sociaux spéciaux. Donc ils se sentent minimisés face aux autres qui savent lire et écrire. Merci de votre accord pour les gens pauvres en l’ignorance. 55 parmi eux peuvent déjà à écrire leurs noms avec les méthodes d’accompagnement des enseignants. Nous faisons des suivis et accompagnements sur sites par mois.
En même temps, ils ont eu l’occasion de s’unir à faire du travail commun aux champs pour leur foyer. C’est de leurs initiatives propres en voyant la réussite ensemble. Ils ont commencé par la plantation des arbres tout autour du terrain de football et après par les cultures des légumes.
Il y a une formation à la pédagogie pour les enseignants avec un éducateur spécialisé qui accepte de nous aider pour l’alphabétisation aux adultes, vu les effets sociaux et économiques de cette ignorance. 
Sur chaque site, les enseignants reçoivent des fournitures pédagogiques ainsi que les participants aux études. Les participants avec leurs cahiers sont fiers de leur avancement. Nous venons d’acheter des tableaux noirs pour chaque village. Nous aidons en même temps pour faire participer les adultes à la protection de l’environnement.
À Mahatsinjo, il y a 85 % des habitants sont analphabètes ; c’est pourquoi le nombre varie et augmente chaque semaine pour le Tsiferana (enseignant). Heureusement qu’il est courageux et s’intéresse à l’importance d’étudier. Tout le monde ose dire que nos enfants seront à l’école au moins qu’ils savent lire des lettres et même les messages dans nos téléphones. Ils espèrent donc que ce programme continue pour qu’il y ait la continuité au changement de vie de ces villages.

Ny Ayna :

Le 11 mai, Juliette a écrit : ‘Juste un mot pour t’informer le bilan sorti de l’Institut Pasteur et le CCO (Centre de Commandement opérationnel) de la pandémie à Madagascar du 10 mai : 186 cas positifs, 105 guéris, 81 en cours de traitement, 0 cas grave, 0 décès. Les cas positifs sont dans les trois provinces : Tananarive, Fianarantsoa et Tamatave.
À Tuléar, nous sommes épargnés, mais le confinement des autres provinces a quand même des répercussions sur les autres. Les prix des produits de première nécessité ont augmenté. Heureusement que nous soignons toujours les malades qui viennent chez nous ; il y en a qui peuvent payer, d’autres pas ! Pour nous, ils sont malades et nous les traitons sans distinction.’

 

INDE

Quelques informations de la région de Pune : ‘Nous sommes très heureux d’avoir de vos nouvelles et de la préoccupation que vous avez pour nous tous à Vanasthali. Nous sommes en paix tout en vous informant qu’à ce jour, par la grâce de Dieu, aucun des membres de Vanasthali n’a souffert de cette terrible pandémie, même si personne ne sait ce qui nous attend. Jusqu’ici, tout va bien.
De notre côté, les écoles ont cessé de fonctionner à la mi-mars. Nous avons continué à travailler à Pune pendant un certain temps jusqu’à la fin du mois, avant un confinement total. Pendant cette période, nous avons tous maintenu le contact avec nos centres, grâce au monde moderne de la smart téléphonie, Whats App. et autres applications. Ils se sentaient ainsi connectés et pouvaient s’enquérir les uns des autres et exprimer quelques sentiments de soutien pour renforcer le moral.
Les villages n’ont pas vécu une période très difficile au début ; nos professeurs ont donc pu sensibiliser les parents et les enfants à la situation, aux mesures de sécurité à adopter et à l’importance de suivre les directives gouvernementales.
Nous sommes de retour au bureau depuis début juin, en nombre restreint et avec des mesures de sécurité sanitaire. Nous essayons de terminer les rapports en attente, les comptes, les travaux bancaires, etc. pour restaurer un certain sentiment de normalité et apprendre à vivre avec la situation. Nous incitons nos enseignants et superviseurs à parfaire leurs compétences pédagogiques et leur socle de connaissances. Nous continuons à leur donner beaucoup de livres, à organiser des formations et à fournir du matériel d’apprentissage.
Ils essaient de garder le contact avec les parents pour les guider dans l’organisation d’activités d’apprentissage pour leurs enfants. S’ils y sont autorisés, ils entreprendront peut-être une ou deux visites chaque jour, au domicile des étudiants, dans le même but. Nous espérons que les classes maternelles et primaires pourront reprendre à partir de septembre.
Dans l’intervalle, compte tenu des difficultés, jusqu’à présent au moins, nous avons payé tous les honoraires pour des raisons humanitaires. Nous gardons bon espoir pour la suite.
De notre côté, nous étions inquiets pour tous ceux qui nous soutiennent et amis comme vous et votre équipe, mais nous n’avions pas accès au bureau ; normalement, nous évitons d’ouvrir notre courrier officiel depuis notre domicile et nous n’avions donc pas tous les contacts avec nous pour communiquer depuis notre domicile. Nous en sommes désolés et espérons qu’une telle situation ne se reproduira pas ou qu’au moins, nous pourrons communiquer avec vous tous.
Nous vous souhaitons à tous une bonne santé. Veuillez prendre toutes les précautions nécessaires pour continuer à vivre des moments heureux.

 

LA VIE DE L’ASSOCIATION

Les finances et le site Web :

La situation financière est correcte, mais sans plus. La cagnotte en ligne a permis d’absorber un peu de la perte due à l’absence de manifestations en mars, avril et mai. Nous constatons toutefois par rapport à l’an dernier une diminution de 21 % des produits. Certes, les dépenses ont été moindres (-69 %), nous n’avons pas fait d’achats de produits dans le cadre du commerce équitable. Nous avions par contre engagé plus de fonds sur le soutien aux projets (+18 %), au vu du bon résultat de l’année 2019, si bien que nous sommes en ‘retard’ de 2957 € par rapport à l’an dernier et à peu près dans la même situation qu’en 2017, où nous avions terminé l’année avec un déficit de 3072 €. Au vu de la conjoncture et si nous arrivons à maintenir les activités de fin d’année, nous devrions être dans les mêmes conditions cette année qu’en 2017. Fort heureusement l’an passé, nous avons pu dégager un bénéfice permettant d’équilibrer la situation. Il sera par contre difficile d’envisager de soutenir un projet supplémentaire, sauf à puiser sur nos réserves et pourtant les besoins restent très importants.

SOUTENIR LES ACTIONS DE PSF

C’est participer à une aventure humaine de 39 ans de solidarité active, efficace et concrète.
C’est faire un don, la totalité des dons reçus va au financement des projets. Ils sont fiscalement déductibles. C’est possible en ligne aux adresses suivantes :
http://www.partage-sans-frontieres.org/partage_sans_frontieres_don_en_ligne.html
https://www.helloasso.com/associations/partage-sans-frontieres
Vous pouvez même établir un prélèvement mensuel.
C’est nous acheter des produits issus du commerce équitable : café, confitures, chocolat…
C’est s’engager à tenir un stand, à organiser une soirée de rencontre, à participer au conseil d’administration pour les plus motivés.
C’est parler de Partage sans Frontières à vos voisins, vos connaissances.
C’est nous soutenir sur les différents réseaux sociaux.

Nous comptons sur vous, notre avenir en dépend !

IBAN : FR16 2004 1010 0701 4350 8K03 857
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