Éditorial

Le sens de la fête

 Il n’est pas si courant de parler de fête, surtout dans le contexte troublé de notre monde où l’on n’a pas toujours l’occasion de se réjouir. Nous avons pourtant choisi en cette veille de vacances d’été de partager ces moments de joie.

 Taller de los Niños vient de fêter ses 40 ans. Défilés, lâchers de ballons, pêche à la ligne, tombolas ont ponctué ces moments de joie, en rassemblant petits et grands.

Illustration bulletin 149 de Partage sans Frontières

Illustration bulletin 149 de Partage sans Frontières 

Les petites filles d’Ambatofotsy ont revêtu leur robe rose pour esquisser des pas de danse devant un public d’adultes venus participer à la kermesse paroissiale. Tout le monde s’est mis à la tâche pour que la fête soit réussie. Le centre social joue un rôle majeur dans l’aide aux plus démunis et l’organisation de la kermesse aide au financement de ses actions.

En Bolivie, les garçons des rues s’évadent un peu des grisailles de la ville en organisant des excursions, comme un petit air de vacances et de découverte d’un pays que finalement ils connaissent assez peu. Il leur arrive également de partager leur repas avec des touristes.

Illustration bulletin 149 de Partage sans Frontières

 

Il ne s’agit pas d’être indifférent à tout ce qui se passe autour de soi, mais retrouver le sens de la fête permet de s’évader momentanément d’un quotidien pas toujours facile et de vivre un temps d’insouciance et de partage avec les autres que l’on apprend parfois à connaître sous un autre jour. La fête, signe symbolique fort, clôture en beauté une année, un cycle, des succès qu’il convient de souligner, comme porteurs d’espérance. Chacun donne un peu de soi, partage des compétences insoupçonnées, met ses habits de fête pour qu’elle soit le plus réussie possible. Elle restera présente dans les souvenirs, et servira de référence comme un événement heureux qui a fait chaud au cœur.

À vous tous, nous souhaitons un très bel été riche de découvertes et de rencontres en espérant que vous aurez l’occasion de partager des moments de fête ou de joie simple qui permettent de se ressourcer dans une trêve bienvenue.

PARTAGE SANS FRONTIÈRES


PÉROU

Taller de los Niños :

« Parler des activités en cours, c´est parler des avances et des apprentissages. Il y a quelques semaines, nous avons pu enfin réaliser la promotion protocolaire de notre avant-dernière volée (24 sont venues, mais en fait c´étaient 34 qui recevaient leur diplôme. Les autres travaillaient déjà ou étudiaient). 

Pour la dernière... ça sera pour d´ici quelques semaines, pas beaucoup, car à partir de lundi, les élèves auront leurs examens finaux.

Les classes de ce semestre ont bien avancé aussi, cette fois avec plus d´autonomie, ce qui est le résultat de notre nouvelle alliance avec un Centre de formation de l´État, qui permet que les enseignants puissent mettre à jour leurs cours et les contenus, mais aussi, répondre aux besoins de nos ex-élèves.

Certaines par exemple se sont présentées pour être caissières dans un supermarché, mais lors de l´examen d´entrée, on leur a fait faire des additions et soustractions simples, des pourcentages et toutes n´ont pas pu. Alors on va maintenant les préparer ce semestre pour que les multiplications, les additions soient des « automatismes » ou presque.

Malgré tout, de ces six jeunes qui se sont présentées, quatre ont trouvé un travail grâce à leur certificat d´études et c´est là que nous voulions aboutir.

L’autre leçon, car il y en a toujours, qui nous remet à l’ordre, c´est de toujours maintenir notre esprit vers l´idéal pour chacune. En effet, nous avions pensé, comme je crois vous l’avoir dit, que nous devions surtout tenter de ramener les élèves, les mamans adolescentes, à leur réalité et avec le succès d´une de nos élèves du semestre passé qui s´est présentée aux examens de l´université de San Marcos (50 000 candidats pour 5000 places) et y est entrée pour devenir avocate, nous avons reçu une sorte de « gifle » de réalité : on ne doit jamais peser sur la tête de personne. Il faut continuer à rêver, à penser que tout est possible, aujourd´hui, demain... les rêves sont faits pour devenir, un jour des réalités et c´est finalement bien cela que nous leur avons appris en leur ouvrant la porte de notre école inclusive : faire que ce rêve de reprendre les études et LES TERMINER, SOIT UN RÊVE ACCOMPLI.

Un journaliste nous accompagnait le jour de la promotion, et je lui avais dit à quel point il était important que ce moment de mettre fin à un cycle était important pour nos élèves, avec tout ce que cela signifie de protocolaire et de formel. Mais il ne comprenait pas. C´est seulement en les voyant, avec leurs longues toges et leurs immenses sourires et beaucoup d’émotion qu’il a compris. Oui, il faut fermer les cycles !

D’ici quelques semaines, nous referons cela avec 26 autres élèves et la satisfaction de les voir toutes et tous (deux jeunes papas) faire ce pas en avant vers la fin du cercle vicieux de la pauvreté et de la répétition des erreurs commises par les parents. » (Christiane)

 

BOLIVIE

Luz de Esperanza :

« Nous avons fait la récolte et le tri des pommes de terre. Nous avons terminé l’atelier autour des valeurs et de l’autoestime animé par des amis. Nous avons organisé un repas et une excursion pour fêter les 18 ans de notre projet et le chemin parcouru. Nous avons accueilli des touristes, les uns pour le petit déjeuner, les autres pour le repas de midi. Nous continuons à entretenir nos habitations en changeant des tuiles, car les pluies ont tendance à devenir de plus en plus fortes et avec un bon suivi, nous pouvons vivre dans de bonnes conditions.

Nous continuons d’accueillir des volontaires et dès lors qu’ils en ont les compétences, ils partagent avec les enfants la prise en compte de leur environnement, la gastronomie, la pâtisserie et apportent leur aide pour les récréations en organisant des jeux, en s’occupant de la mise à niveau scolaire, en organisant des excursions.

Illustration bulletin 149 de Partage sans Frontières

Quelques succès : Adhemar continue sa seconde année d’agronomie et il est très motivé. Ivan Condori a réintégré sa famille et cette année, termine son cycle secondaire.

Nous avons toujours affirmé qu’ils sont les propres acteurs de leur processus de réhabilitation et responsables du projet, ils doivent consolider ce chemin de valeurs, de formation globale et de travail.

Ce sont les mêmes qui vont maintenir le projet en entretenant leur maison, leur foyer. De plus, ils continuent à étudier et à se former à ce qui se présente. Autre bienfait : les anciens enseignent aux nouveaux venus et ainsi de suite. » (Doris)

 

BURKINA FASO

« Le pays vit au rythme des remous sociaux avec des grèves successives dans les différents secteurs de la fonction publique. La dernière trouvaille du gouvernement pour résoudre ces questions a été d’organiser une conférence sur la réforme du système des rémunérations des agents publics de l’État. Une conférence qui n’a pas recueilli l’assentiment de toutes les centrales syndicales du pays. Dans tous les cas, la conférence présidée par le 1er ministre s’est tenue en mi-juin et un rapport final en est sorti avec des recommandations. Nous attendons de voir la mise en œuvre.

J’ai pu me rendre à Soukuy où j’ai séjourné du 17 au 18 juin 2018. Avec d’autres responsables au niveau du village, nous nous sommes rendus au CEG dans la matinée du 18 juin pour encourager et donner des conseils aux candidats au BEPC avant le début des épreuves prévues ce jour-là. »

 

Bwoubwassi :

« La période du 15 décembre au 31 mars 2018 a été consacrée à l’achat des céréales. Pour ce faire, les femmes sont organisées selon leur résidence dans les quartiers du village et chaque groupe de femmes reçoit une somme d’argent pour l’achat des céréales. Chaque responsable de quartier est tenue de suivre son groupe afin que les choses se passent bien. Ainsi le groupe qui épuise sa somme d’argent vient rendre compte en attendant l’assemblée générale pour le bilan des différentes opérations d’achat. Du compte rendu qui m’a été fait par le bureau du groupement, ce sont en tout 255 sacs de 100 kg de céréales qui ont pu être achetés et stockés au magasin : 130 sacs de mil au coût total de 1 625 000 F CFA et 125 sacs de maïs d’un coût de 1 250 000 F CFA ; la valeur totale du stock étant de 2 875 000 F CFA. La plus grande partie des vivres achetés provient du village de Soukuy et une quantité moindre, des villages alentour. À noter que le groupement féminin a enregistré sept nouvelles adhésions, ce qui donne un total de 107 femmes solidaires pour leur bien-être. Disons au passage que l’adhésion individuelle coûte 15 000 F CFA. Au regard des difficultés de remboursement pour certaines femmes, les prêts financiers ont été suspendus. Quant aux prêts en nature, ils se résument à six sacs de 100 kg d’une valeur de 75 000 F CFA. Le montant disponible en caisse est de 755 000 F CFA. Une assemblée générale est prévue pour fin juin 2018 pour fixer les prix de vente des céréales et la commercialisation devrait commencer en début juillet. Le stock de céréales sera divisé en deux ; une partie sera vendue aux commerçants venant de Dédougou et l’autre aux ménages pour leur permettre de vivre la période de soudure sans trop de difficultés. Ainsi, il y aura un prix pour les commerçants et un autre pour les ménages. Les activités de la savonnerie locale se poursuivent également, mais sans grand engouement. Vu que la vente n’est pas à la hauteur des attentes du groupement, les femmes se répartissent le savon fabriqué entre elles pour leur propre usage et procèdent ensuite au remboursement. À ce niveau également, quelques difficultés de remboursement sont enregistrées. Les raisons avancées par les femmes pour expliquer un peu la mévente du savon est la qualité de celui-ci, et comme le marché du village reçoit du savon plus présentable du point de vue esthétique, venant de Dédougou, la plupart des clientes préfèrent celui-ci. Conscientes de cette difficulté, le groupement prévoit une rencontre pour discuter du renforcement de leurs activités et aussi réfléchir à d’autres initiatives telle l’acquisition de matériel plus adéquat. »

 

Bwoubwata :

 « Disons tout de suite que le virement pour les microprojets 2018 est parvenu finalement après des mois (4 mois) d’attente et d’inquiétude. Les activités prévues pourront donc être programmées selon la faisabilité en fonction du temps hivernal dédié aux travaux champêtres. Dans tous les cas, nous vous mettrons au courant des réalisations au fur et à mesure. Le groupement se réjouit du financement accordé qui permettra d’acquérir des lampes solaires robustes et de qualité pour nos élèves, de s’initier à l’outil informatique ou d’augmenter ses capacités en la matière, et trouver en outre un cadre de divertissement et d’apprentissage à travers la nuit de l’abonné. Nous vous ferons part prochainement des différents résultats obtenus au niveau des établissements primaires et secondaires du village. » (Jérémie)

 

MADAGASCAR

Ambatofotsy :

« À Madagascar, nous avons eu un nouveau gouvernement par consensus pour que la vie normale reprenne et que la grève prenne fin. Mais, même s’il exécute son travail, il est difficile de changer tout de suite le niveau de vie des citoyens à cause des longues crises surtout avec les changements climatiques qui ont des impacts dans le quotidien.

Avec les dons que vous avez consacrés pour aider la famille ici à Ambatofotsy, nous avons acheté 8154 kg de paddy : les kilos coûtent 930 ariarys.

Pour l’autonomie du centre et pour animer l’Église d’être responsable de soutenir le service social, nous avons organisé une kermesse qui s’est déroulée pendant deux jours. Cette œuvre sociale, nous ne la pouvons pas réaliser sans votre aide. Cette année nous avons célébré cette fête « les 9-10 juin derniers ».

Pour la participation, les familles, les paroissiens et quelques personnes de bonne volonté ont pris en main toutes les préparations : triage du riz, transport d’eau, bâtir l’endroit où l’ont fait les stands… Les familles du Centre sont très contentes, elles ont pris part à la danse pour marquer leur joie, tout le monde montre ses talents. Les gens étaient venus nombreux le dimanche ils sont satisfaits. » (Sœur Odile)

 

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Ny Aïna :

« L’association Ny Aina est toujours contente de vous donner quelques nouvelles de nos activités quotidiennes et le résultat du financement de la RN7.

Les jumeaux orphelins de mère. Une tante a adopté les enfants, aidée par la grand-mère maternelle. Les grandes tantes qui les ont pris au début sont rentrées chez elles à la campagne.

Les jumeaux ont 7 mois, âge réel. Nous avons trouvé une famille qui donne du lait Nursie jusqu’à 12 mois où les jumeaux pourront manger du riz mou avec de la viande ou du poisson…

Un nouveau-né de 3 h de temps accouché chez une matrone. Celle-ci n’a pas bien ficelé le cordon ombilical au lieu de 5 cm de l’ombilic, elle en a attaché à 15 cm. Trempé de sang et du méconium (selles couleur d’algue), le bébé est emmené au centre de soins. Heureusement que Tina la jeune nouvelle infirmière et moi, nous avons accueilli le bébé et avons pu le sauver : clamper le cordon à 5 cm de l’ombilic et couper le reste. Le sang a dû coaguler le long du cordon qui a arrêté l’hémorragie. Il était impensable du survécu du bébé vu le sang perdu ! Quelle chance !

Sur la RN7 : Les premières tournées des poules pondeuses après la ménopause, des nouvelles races arrivées et commencent à pondre. C’est une réussite à la joie des familles bénéficiaires dont Soamana et Marie-Claire sont les 1ers responsables, très heureux. Les familles mangent les œufs cassés. Quelle révolution en ce XXIe siècle !

Merci à Partage sans Frontières et à tous ceux qui nous tendent les mains à sauver la vie, à améliorer le quotidien des plus défavorisés. » (Juliette)

 

Les Enfants de Madagascar:

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« Un grand bonjour, et voici, des nouvelles de votre école primaire publique d’Ambohimanga où les travaux de rénovation se sont achevés (2017 et 2018) avec le financement que vous nous avez octroyé en 2017. Un compte rendu détaillé vous sera fourni d’ici deux mois. L’un des deux bâtiments de cette école rurale était en très mauvais état et prenait l’eau de toute part. Puis, lors d’un épisode cyclonique, le toit s’était envolé et le bâtiment était en état de délabrement avancé. Les enfants ne pouvaient plus suivre les cours et bien souvent, la classe s’effectuait en extérieur... Les travaux, avec l’aide des parents d’élèves et des villageois mobilisés purent débuter par la remise en état de la structure, puis de la mise en place d’une nouvelle charpente et sa toiture. Les huisseries mises en place et le bâtiment hors d’eau, les cours reprirent à l’intérieur des deux classes à partir de la rentrée d’octobre 2017. Après la saison des pluies, à Pâques 2018, les finitions furent réalisées (peinture, gouttières, récupération d’eau de pluie, etc.). Désormais, les élèves suivent correctement les cours et avec un appui complémentaire en matériel et fournitures scolaires, tout est rentré dans l’ordre en mai 2018.

Enfin un beau bâtiment avec des élèves et des enseignants heureux. Notons que la population s’est beaucoup investie pour apporter main d’œuvre, fourniture de matériaux locaux, transport des matériaux achetés en ville avec les charrettes à zébus, repas aux ouvriers venus de loin... Ce village est très isolé et non accessible durant les périodes de pluie, soit trois mois par an. De plus cette année 2018, un cyclone (AVA) a détérioré fin janvier 2018 les cultures et de nombreuses digues ou rizières. Afin d’éviter l’absentéisme à l’école dû à la mauvaise ou absence de nutrition, nous avons organisé de février à avril une cantine scolaire pour tous les enfants du village scolarisés ou non. Les parents, à tour de rôle, préparaient les repas. Ainsi nous avons pu offrir 7200 repas pour un montant de 1368 euros, et distribuer pour 300 euros de nouvelles semences diverses pour plantations nouvelles. Tout semble être rentré dans l’ordre à ce jour, après une période chaotique en ce début d’année 2018. » (Les Bourrel)

 

LA VIE DE L’ASSOCIATION

 

Les animations passées :

02-03/06/18 : fête de la Forge à Saint-Martin (42), 137 €

 

Les animations à venir :

17/07-02/09/18 : expo Regards croisés avec l’Afrique, Maison de Pays, Mornant, ouvert l’après-midi tlj sauf lundi.

20/10/18 : marché du monde à Étoile-sur-Rhône

18/11/18 : concert de chorales, église à Mornant

 

Les finances et le site Web :

 

Le résultat financier de ce milieu d’année n’est pas très bon. Les produits sont en diminution par rapport à l’an passé de 26 %, soit 16 466 € contre 22 288 € l’an dernier. Ceci est dû notamment à une baisse de subvention de 250 € de la commune de Saulce-sur-Rhône. Les produits de réunions sont passés de 1958 € à 325 €. Les dons en ce premier semestre rentrent doucement et accusent une baisse de 3611 € par rapport à 2017 : un grand merci à celles et ceux qui continuent à nous soutenir et nous espérons vivement que d’autres les rejoignent. Nous comprenons bien que des inquiétudes existent en ce qui concerne le prélèvement à la source, mais les dons resteront déductibles. Nous maîtrisons nos charges qui ont un peu diminué, mais nous n’avons pas encore financé tous les projets.

Le site Web de l’association, régulièrement mis à jour, présente les animations passées et à venir, les projets financés et les photographies et/ou les films reçus de nos partenaires sur le terrain. Certains articles de fond sont aussi proposés afin d’alimenter la réflexion. Modernisé, il permet de cotiser en ligne et de devenir donateur par le biais de Hello Asso ou PayPal. La fréquentation est soutenue, 3000 pages vues et 1100 visiteurs depuis le début de l’année. N’hésitez pas à aller l’explorer : www.partage-sans-frontieres.org. Nous vous proposons aussi de nous rejoindre sur Facebook et de nous y soutenir.

 

SOUTENIR LES ACTIONS DE PSF

 

C’est participer à une aventure humaine de 37 ans de solidarité active, efficace et concrète.

C’est faire un don, la totalité des dons reçus va au financement des projets. Ils sont fiscalement déductibles. C’est possible en ligne à l’adresse suivante :

http://www.partage-sans-frontieres.org/partage_sans_frontieres_don_en_ligne.html

Vous pouvez même établir un prélèvement mensuel.

C’est nous acheter des produits issus du commerce équitable : café, confitures, chocolat…

C’est s’engager à tenir un stand, à organiser une soirée de rencontre, à participer au conseil d’administration pour les plus motivés.

C’est parler de Partage sans Frontières à vos voisins, vos connaissances.

C’est nous soutenir sur les différents réseaux sociaux.

 

Nous comptons sur vous, notre avenir en dépend !

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