Éditorial

 

Solidarités ici et là-bas

Un début d’année très calme, trop calme… La solidarité ne ferait-elle plus recette ? Nombreuses sont les associations qui peinent à boucler leur budget. Nous ne faisons pas exception, même si nous n’avons plus de charge de salaire et que nous aurions pu légitimement espérer des résultats excédentaires.

 Lors du conseil d’administration de janvier, nous avons pourtant décidé de faire confiance à l’avenir en validant les différentes demandes de financement que nous avons reçues, bien conscients de leur légitimité et de la volonté de nos partenaires à continuer leur travail malgré les difficultés rencontrées.

En janvier 2019, les quartiers pauvres de Lima déjà frappés par les inondations dues aux désordres d’El Niño en 2017 se sont vus tout à coup privés d’eau potable à la suite de ruptures de canalisations d’égouts… Devant l’incurie des pouvoirs publics et leur absence de réaction rapide, la petite équipe de Taller de los Niños s’est chargée de faire affréter des camions citernes pour alimenter les différents centres de santé complètement à sec, comme au bon vieux temps où les pueblos jovenes ne disposaient pas d’eau courante et la payaient à prix d’or, sortie souillée des citernes. Ces actions menées en urgence n’ont nullement empêché la ministre de la Santé de prétendre qu’il n’y avait pas de problème de distribution d’eau et de se prévaloir de l’efficacité de ses services… C’est là que l’on saisit l’importance du travail accompli tout au long de ses années par Taller de los Niños, devenu un acteur de santé incontournable dans des quartiers qui restent oubliés des pouvoirs publics. Il convient donc plus que jamais de s’engager à ses côtés et c’est bien ce que nous avons décidé encore cette année en participant au financement de l’école inclusive pour 8000 €.

Pour la deuxième année consécutive, nous allons consacrer 2400 $ pour aider au fonctionnement du centre Luz de Esperanza d’El Alto en Bolivie qui réinsère les jeunes de la rue en les accueillant, les resocialisant, leur proposant différentes activités et formations pour qu’ils puissent petit à petit retrouver une vie normale et reprendre le cas échéant un cycle d’études.

Nous continuerons également à soutenir les nombreux projets à Madagascar essentiellement fondés sur l’éducation, la formation des adultes avec des cours d’alphabétisation et de techniques agricoles, la rénovation de bâtiments scolaires, l’aide au fonctionnement d’un dispensaire pour la somme globale de 12264 €. Cela est d’autant plus important que les plus pauvres souvent abandonnés à leur sort, ne survivent que de petits boulots précaires, que les écoles souvent en très mauvais état ne peuvent accueillir tous les élèves et qu’elles sont dépourvues de matériel et même d’enseignants correctement formés.

À ce jour, nous n’avons pas reçu de demande du Burkina Faso qui connaît une situation politique des plus préoccupante avec des territoires frontaliers qui servent de base arrière à des terroristes venus des pays voisins. Depuis le 1er janvier, le gouvernement du Burkina Faso a établi un état d’urgence dans 14 provinces du pays et Soukuy se retrouve en limite de la zone orange fortement déconseillée… Nous enverrons un lot de livres et de manuels scolaires à la bibliothèque qui a joué un rôle social très important au fil des années, facilitant l’accès à la culture pour tous et qu’il convient de développer encore pour lutter contre toute forme d’obscurantisme.

En Inde, nous allons continuer à nous engager aux côtés de l’association Vanasthali qui poursuit inlassablement sa mission éducative en zone rurale dans le district de Pune en finançant pour la somme de 4200 € les salaires de deux institutrices et en permettant à une camionnette bibliothèque d’organiser des animations dans les différents villages.

illustration bulletin 151

En ce début d’année, nous avons déjà versé sans attendre la somme globale de 26464 € à nos différents partenaires en espérant pouvoir boucler le budget. Nous y consacrerons comme à l’accoutumée la totalité des contributions des donateurs ainsi que les subventions. Nous avons donc un besoin crucial de votre soutien pour que l’association puisse continuer sur la voie de la solidarité et ne pas vivre au-dessus de ses moyens, ce qui ne saurait durer des années sans devoir couper drastiquement dans son budget et opérer des choix déchirants.

 

C’est bien tous ensemble dans une confiance mutuelle que nous engageons ce pari sur l’avenir en espérant que la solidarité ne soit pas un vain mot, en vous remerciant pour votre fidélité.

 

PARTAGE SANS FRONTIÈRES


PÉROU

Taller de los Niños :

Le 27 décembre 2018, Christiane nous a écrit : « Votre message de fin d´année reflète clairement les difficultés que la “Solidarité” a affrontées en 2018 et affronte depuis quelques années.

Tous ensemble, nous voyons comme les brèches ne se trouvent plus seulement dans les pays “en développement” et que les demandes et la colère souvent montante des plus démunis, gronde maintenant partout dans le Monde.

Quelle tristesse de devoir regarder ainsi notre humanité perdre son humanité d´un côté, et de l´autre voir et sentir la souffrance de savoir que tout doit se réduire, car les besoins se multiplient de tous côtés.

Depuis Lima, nous sentons les choses comme vous. L´année a été difficile, car même malgré la volonté de vouloir changer et rompre le cercle vicieux de la pauvreté, beaucoup semblent “manquer” à leur compromis avec nos programmes, tout simplement parce que l´on ne peut pas faire deux choses en même temps et souvent, aller gagner le quotidien devient prioritaire sur finir l´école, même si cette culmination de l´école est déjà une assurance que les choses iront mieux dans le futur.

Comme tout ne peut être que plainte et trop dur travail, j´ai aussi la joie de vous annoncer que demain, 28 décembre, jour des Innocents, nous célèbrerons la cérémonie de promotion de 36 élèves qui arrivent à la fin de leur scolarité, après avoir vécus et vaincu d´énormes barrières et barrages pour pouvoir avancer.

De ces 36 élèves, 14 déjà sont inscrits(es) pour commencer le 2 janvier les cours de formations comme : coiffeuses, barbiers, manucures. Ces chiffres et le fait de voir que la fin de la scolarité n´est pas la fin des progrès nous remplissent de joie et c´est cette joie que nous voulons partager surtout en cette fin d´année. »

 

BOLIVIE

Luz de esperanza :

Doris a envoyé quelques nouvelles accompagnées de factures détaillant toutes les dépenses engagées pour améliorer un peu le quotidien des jeunes des rues accueillis au sein du foyer en diversifiant un peu la nourriture.

 

BURKINA FASO

Quelques nouvelles des deux groupements, données par Jérémie qui évoque le bon fonctionnement de la bibliothèque et les problèmes d’insécurité, tandis que les femmes s’organisent au mieux dans la gestion des stocks des céréales.

Bwoubwassi :

« C’est la période d’achat des céréales pour les femmes ; commencés en décembre, ces achats vont se poursuivre jusqu’à la fin de ce mois de janvier. À ce jour, ce sont 90 sacs de 100 kg de maïs qui ont pu être collectés et stockés au magasin. Toutes les femmes du groupement participent à l’activité puisque chacune d’elle a reçu 25 000 F CFA pour l’achat de 2 sacs de 100 kg de céréales, et fin janvier a été donné comme délai pour que les achats soient terminés. »

Bwoubwata ;

« La bibliothèque fait son petit bonhomme de chemin. De 2017 à 2019, ce sont en tout 254 abonnés qui ont été enregistrés, dont 121 abonnés à la rentrée scolaire 2018-2019. Ce sont des chiffres encourageants pour nous et nous pensons qu’avec la nuit de l’abonné et la formation en informatique, la fréquentation de la bibliothèque va s’améliorer encore plus.

Parlant de la nuit de l’abonné, elle devait se tenir le 30 décembre 2018 comme initialement programmée. La situation sécuritaire nous a amenés à reporter cette activité à une date ultérieure. En effet, ce 30 décembre a eu lieu l’enterrement de 10 gendarmes tués dans notre région par les terroristes. L’enterrement a eu lieu à Dédougou. Le pays étant en deuil national, il était difficile pour nous de maintenir l’activité. La remise des lampes solaires lagazel, elle, a eu lieu finalement le lundi 14 janvier 2019 dans les deux établissements, CEG et collège privé Yorossi. Cérémonie sobre, mais bien appréciée des élèves, surtout les bénéficiaires, des enseignants et des parents d’élèves représentés par des membres des bureaux APE. Au CEG, ce sont huit lampes qui ont été remises, sept pour les élèves et une pour le directeur. Au collège privé, ce sont neuf lampes qui ont été remises ; huit à des élèves et une au directeur. Deux lampes ont également été remises à l’école primaire (une pour le directeur et une pour le maître du CM2). Une lampe a été disponibilisée à la bibliothèque. Ce sont principalement des élèves défavorisés qui ont été bénéficiaires des lampes. L’élève le plus régulier à la bibliothèque provient du collège privé Yorossi. Ce dernier a bénéficié d’une lampe. Le choix des élèves a été rendu possible par les enseignants en collaboration avec les bureaux APE, de ce fait il n’y a aucune plainte d’une quelconque ségrégation. Des images de cette cérémonie ont été réalisées. La commande des étagères a été faite, la construction du local prévu commencera ce mois-ci. La formation en informatique se fera pendant les congés du 2e trimestre et sera clôturée par la nuit de l’abonné. Voilà pour les informations en ma possession. »

 

MADAGASCAR

La Grande Île vient d’élire son président et veut croire à des changements de politique. Andry Rajoelina n’est pourtant pas un nouveau venu puisqu’en 2009, alors maire de Tananarive, il avait poussé à la démission Marc Ravalomanana, au pouvoir depuis 2002, pour être installé par l’armée à une présidence de transition… Les deux hommes ont été interdits de candidature en 2013… Le nouvel élu promet d’apporter la prospérité à son pays et de faire reculer la pauvreté…

Ambatofotsy :

Sœur Odile fait le point : « Mutuellement nous vous redisons nos remerciements pour les aides fraternelles que vous ne cessez de donner aux enfants. Oui tous les enfants et ses parents sont très touchés pour vos soutiens fraternels merci, ils sont tellement heureux.

À Madagascar se représente aussi la peur du lendemain à cause de ces instabilités politiques et climatiques qui provoquent beaucoup de maladies et de rehaussement des médicaments, surtout les produits de première nécessité à ce moment, alors de nombreux parents ne peuvent pas payer les frais d’hospitalisation de leurs enfants, donc la pauvreté augmente, ainsi que les enfants non scolarisés ; des familles ne trouvent plus de quoi à manger, mais comme nous venons d’avoir un nouveau président de République, nous espérons que celui-là emporte un nouvel élan pour l’avenir de notre pays. Mais grâce à vos efforts, vos soutiens fraternels pour que des familles arrivent à quoi à vivre, donc nous vous remercions beaucoup.

Maintenant leur nombre augmente, trente familles, la plupart de ces gens qui n’ont plus de terrain à cultiver, ne vivent que du travail de la lessive par ci par là pour faire vivre mais ils ne se découragent pas. En effet, tout cela j’essaie de tenir compte clairement de la gestion de l’argent que vous envoyez et en les aidant moralement aussi. Tous les ans on reçoit 2500 € pour acheter le riz paddy et pour la préparation de fête du centre social. Mais vous trouvez votre possibilité. »

Isoalana :

Sœur Marie-Georgette actuellement au Niger revient de temps en temps dans son pays et nous fait part de sa visite à Isoalana : « Dès mon arrivée à Fianarantsoa, à ma grande surprise j’ai trouvé Sr Suzanne qui partait à Isoanala, à Ihosy le chef-lieu du diocèse, elle en parle au Père José celui avec qui nous avons commencé Isoanala, elle organise avec lui un programme pour la visite de toutes les écoles

Je suis partie le dimanche 15 juillet pour Ihosy, et le lundi me voilà partie avec José et le secrétaire général de Justice et Paix pour Isoanala : 210 km une route de terre qu’on fait 7 ou 8 heures en voiture 4/4 donc il faut compter toute la journée, mais arrivés à mi-chemin nous voilà tombés en panne, il a fallu chercher un endroit où on peut trouver des réseaux pour téléphoner à Ihosy, nous avons attendu jusqu’à la tombée de la nuit pour que le dépanneur vienne nous chercher pour retourner à Ihosy ; le lendemain, nous sommes repartis vers 3h du matin ; arrivés à Isoanala l’après –midi ; et puisque les gens nous attendaient nous voilà partis tous de suite pour Ankatrafay vers 16h et arrivés à Ankatrafay dans la nuit à 21h, et malgré le décès de la fille du président de l’école, en classe CM2, il y a eu du monde. Le matin, nous avons célébré l’Eucharistie et après, la réunion avec les parents. À Madagascar, l’insécurité partout, surtout dans le Sud, j’ai appris même que les paysans n’ont plus de bœufs, mais à notre grande surprise, ils nous disent que grâce à la formation que vous nous avez donnée, ils se sont organisés, et Dieu merci, jusqu’à maintenant, nous avons pu maîtriser la sécurité. Le secrétaire général de Justice et Paix, d’abord a félicité les gens et puis leur a donné des informations sur ce qu’ils devraient faire pour maintenir la sécurité dans la région et que la solidarité ne concerne pas simplement la sécurité, mais que toutes les familles dans le quartier soutiennent l’école, même celles qui n’ont pas encore d’enfants qui étudient. La scolarité des enfants c’est le devoir de tous.

L’après-midi, nous sommes partis pour Ambakaka, les parents nous attendaient aussi, ils sont heureux de voir leurs enfants étudier et fiers de nous parler de ceux qui continuent les études au collège à Isoanala ; on leur a donné des informations sur l’organisation de Justice et Paix. Ils sont contents des jeunes enseignants, qu’on leur a donnés, qui viennent de Fianarantsoa car ils sont sociables et maîtrisent bien les enfants. Leur problème, c’est le manque d’eau potable : il faut aller chercher loin et donc les enfants vont à l’école sans se laver ; mais là, j’ai trouvé un grand progrès, les parents ont clôturé la cour de l’école et les bêtes : cochons chèvres moutons, poules, n’y viennent plus, donc il n’y a plus de mouches dans les salles de classe.

Et le lendemain matin, nous partons pour Ampatilotsa, c’est le jour du marché, donc les femmes sont parties, puisque c’est le seul jour où elles peuvent se ravitailler pour toute la semaine, mais les hommes sont restés ; c’est là aussi que les enfants étudient encore dans un petit local, mais ils ne sont plus assis par terre mais sur des tables bancs ; le jeune qui fait la classe, venu de Fianarantsoa lui aussi, a eu la bonne idée de venir avec une plaque solaire et un ordinateur. Le soir, il fait des projections pour des gens qui sont au fin fond de la campagne et cela les ouvre à un autre monde. J’ai dit aux autres que la première fois que nous sommes venus en voiture, les gens sont partis se cacher dans les cactus, et je constate vraiment un grand changement, ne serait-ce que le repas qu’ils nous ont préparé. Ils ont dit qu’ils ne savent pas comment nous remercier, nous les avons sortis du trou où ils étaient.

Sur le chemin de retour, c’est Betapoaka, là où nous avons commencé l’alphabétisation. Cette année, c’est la joie des retrouvailles ils auraient voulu nous garder passer la nuit avec eux, nous sommes rentrés à Isoanala la nuit à 21 h. »

Ny-Aïna :

Juliette et les nouvelles du dispensaire, relais sanitaire indispensable au service des plus pauvres qui ne peuvent aller à l’hôpital, faute de pouvoir payer les consultations. Il est à noter la recrudescence inquiétante des cas de rougeole : « En ce début d’année 2019, je vous présente tous nos meilleurs vœux de bonne année. Qu’à travers tous ces tourbillons politiques, économiques et sociaux que la paix règne afin que chacun retrouve la joie de vivre.

À Madagascar, nous sommes dans l’attente d’un nouveau président de la République qui sera proclamé d’ici quelques heures par la Haute Cour constitutionnelle. Un nouveau régime qui, nous espérons, apportera un changement et une amélioration des conditions de vie des Malgaches pour la majorité de la population, de sortir de cette misère profonde. Que les jeunes trouveront enfin du travail qui correspond à leurs diplômes, que les cultivateurs pourront récolter les fruits de leur labeur et que tout le monde puisse passer la nuit paisiblement chez eux loin des dégâts des malfaiteurs (les dahalo). Peut-être pour la sécheresse qui sévit au sud de l’île, trouvera-t-on de solution pour s’en sortir ? Si la population n’achète plus de l’eau au géricane pour se désaltérer et abreuver les bétails. Et que les malades puissent se faire soigner sans discrimination sociale. Ce sont nos rêves qui pourront devenir une réalité ?

Voilà qu’après l’épidémie de la peste localisée surtout sur les hauts plateaux, la rougeole s’est propagée un peu partout à Tananarive et Tamatave et jusqu’à chez nous à Tuléar qui contamine les enfants de tous âges ainsi que les adultes. Nous avons commencé à soigner la rougeole depuis le 18 décembre jusqu’à ce jour : 58 cas d’enfants et quatre adultes. Comme toute épidémie, la prise en charge doit être gratuite si bien que nous avons référé à l’hôpital les premiers cas qui se sont présentés au dispensaire. Mais voilà que les familles qui ont deux, trois enfants ou plus, reviennent chez nous, car elles n’ont pas assez d’argent au moins la valeur de cinq euros par enfant pour les premiers soins et il faut retourner à l’hôpital pour la suite du traitement et faire payer chaque injection pendant cinq jours. Et c’est toujours la même chose ! Heureusement que nous étions là pour sauver tous ces malades des familles démunies et aussi ceux qui peuvent payer le coût de traitement.

Voici les différentes maladies rencontrées et soignées en 2017-2018 : hyperthermie, syndrome palustre, toux fébrile, migraines-céphalées, état grippal, dermatose infectée ou non, ictère, abcès dentaire, diarrhées liquidiennes glairo-sanguinolentes, déshydratation, troubles digestifs, gastro-entérite, convulsions, dysménorrhées, menace d’avortement référée au service maternité CHU, post-abortum, épistaxis, mal de gorge, toux dyspnéisante, allergie, gêne respiratoire (asthme), intoxication alimentaire, hémorragie ombilicale chez un nouveau-né, IST (infection sexuellement transmissible), blessure par barbeuse, accident par cyclo-pousse, oreillons bilatéraux, arthralgie, asthénie gravidique, parasitose, ballonnement abdominal, consultation prénatale, accouchement, suspicion de tuberculose pulmonaire référée ou service pneumo-phtisio (PPH-CHU), ganglions cervicaux plus toux traînante référés au service PPH-CHU pour suspicion de tuberculose extrapulmonaire.  

La rougeole : en 2015 nous avons soigné 772 malades, en 2016 : 933, en 2017 : 1114, en 2018 : 1205. Dernière nouvelle : 6300 malades de rougeole dans 63 districts dans Madagascar.

Cela nous a obligés d’augmenter l’achat de médicaments, vu le nombre de malades qui devient de plus en plus important. Maintenant, nous pouvons prendre en charge de payer le gardien et l’aide-soignante. »

Les Enfants de Madagascar :

Des nouvelles de nos amis Jean-Michel et Christiane Bourrel qui s’engagent toujours plus sur les voies de l’éducation et de l’écologie : « Nous sommes en France depuis le 17 décembre après un long séjour difficile à Madagascar au vu de l’insécurité croissante et des épidémies déclarées durant le dernier trimestre 2018. Tout s’est bien passé avec le changement de la toiture du grand bâtiment ancien du collège d’Antanimandry : enfin plus de pluie dans les salles de classe ! Il serait bon de terminer la rénovation de ce grand bâtiment. Pour le reboisement nous avons donc ouvert un nouveau “chantier” avec deux écoles primaires : Ambohimanga (ou vous avez rénové un bâtiment) et Masiniloharano. Avec les enseignants, nous avons organisé des animations et journées de sensibilisation, en classe et dans la nature sur les problèmes liés à la déforestation. Les enfants à Madagascar sont très motivés par les “sciences naturelles”. Les messages passent bien et l’agroforesterie est un domaine qui les interroge : arbres de forêt, arbres fruitiers, arbres et arbustes médicinaux, plantations de haies...

Nous avons pu avec votre aide financière effectuer des travaux pratiques en classe, à l’extérieur, et même préparer deux terrains sur lesquels les enfants vont apprendre à faire des plants. Nous avons acheté affiches, documentation et revues sur l’environnement, certains documents en malgache et d’autres en français.

Pour le collège, nous souhaitons poursuivre et terminer la rénovation du bâtiment par le changement des huisseries, la réhabilitation des crépis et enduits intérieurs, peinture, etc.

Les travaux pour finir s’élèveraient à 3.500/3.700 euros. Les parents d’élèves fourniraient le sable et de la main-d’œuvre non qualifiée pour décrépissage et déblaiement. »

 

LA VIE DE L’ASSOCIATION

Les animations passées :

18/11/18 : concert de chorales, église de Mornant, 1057 €

23-26/11/18 : marché d’artisanat d’Étoile-sur-Rhône, 1702 €

8-9/12/18 : marché de Noël à Chabeuil, 3133 €

1-2 et 8-9/12/19 : marché de Noël de Mornant, 8388 €

1-2/02/19 : vente de mimosa à Saint-Martin-La-Plaine, 351 €

Les animations à venir :

7/03/19 ; bol de riz à St Martin La Plaine

30/03/19 : AG de PSF à Mornant à 14h30

27-28/04/19 : marché de printemps à Chabeuil

 

Les finances et le site Web :

L’année se termine et c’est le moment des comptes. Comme pour toutes les associations françaises, l’année a été difficile en ce qui concerne les dons puisqu’ils baissent de 25 %. Leur total est de 26 036 €. Nous constatons aussi une forte baisse sur les produits de réunion. Les ventes ont aussi un peu baissé, de 10 %. Les subventions ont aussi baissé. Fort heureusement, les frais administratifs ont été eux aussi réduits de 30 %. Le montant de l’aide est un peu au-dessus de la moyenne en euros constants, soit 36 163 € d’aide directe. La totalité des dons et une grosse partie des ventes ont été affectées au financement. On peut y ajouter les 8 066 € d’achats de produits issus du commerce équitable. La trésorerie s’est maintenue, les stocks sont encore en baisse, cela est bon signe. En fin de compte, le déficit de l’année est de 505,61 €, mais nous pouvons conclure que dans un contexte difficile, un mois de décembre où la solidarité n’était pas sous les feux de l’actualité, que finalement, nous ne nous en sortons pas si mal. Nous voulons être confiants dans l’avenir et nous proposerons à l’assemblée générale une augmentation des dons et en conséquence du montant alloué aux projets pour 2019. Nous espérons que vous nous suivrez dans ce choix volontariste. Nous nous sommes équipés pour accepter vos paiements par carte bleue lors des différentes ventes que nous organisons. Nous sommes aussi en train de nous informer sur les règlements par le moyen de smartphones. Il est indispensable que nous nous adaptions aux nouveaux moyens de paiement. Si vous le désirez, vous pouvez utiliser le web et en particulier le lien suivant :

https://www.helloasso.com/associations/partage-sans-frontieres

SOUTENIR LES ACTIONS DE PSF

 

C’est participer à une aventure humaine de 38 ans de solidarité active, efficace et concrète.

C’est faire un don, la totalité des dons reçus va au financement des projets. Ils sont fiscalement déductibles. C’est possible en ligne à l’adresse suivante :

http://www.partage-sans-frontieres.org/partage_sans_frontieres_don_en_ligne.html

Vous pouvez même établir un prélèvement mensuel.

C’est nous acheter des produits issus du commerce équitable : café, confitures, chocolat…

C’est s’engager à tenir un stand, à organiser une soirée de rencontre, à participer au conseil d’administration pour les plus motivés.

C’est parler de Partage sans Frontières à vos voisins, vos connaissances.

C’est nous soutenir sur les différents réseaux sociaux.

 

Nous comptons sur vous, notre avenir en dépend !

 

CCP LYON 1435 08 K